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Perquis a éteint le PSG avec Sochaux à Bonal lors de la 4e journée de Ligue 1 (3-1). (Reuters)
Perquis a éteint le PSG avec Sochaux à Bonal lors de la 4e journée de Ligue 1 (3-1). (Reuters)

Sochaux en balade

29/08/2010 à 19h58 - Sochaux

Le PSG a retrouvé sa place dans une seconde moitié du classement qu'il avait quittée depuis la fin de saison passée. En déplacement ce dimanche après-midi au Stade Auguste-Bonal pour affronter une équipe sochalienne étonnante après des matches de préparation catastrophiques, le club de la capitale a vécu un cauchemar. Après 45 minutes de jeu, les Doubiens avaient déjà fait le trou sur des actions d'éclat de Maurice-Belay, à chaque fois à l'origine des réalisations de son équipe. Maïga (14e), Ideye (20e) et Perquis (45e) ont ainsi battu un Coupet et une défense parisienne aux fraises. Et la réduction du score de Hoarau n'était qu'anecdotique (50e). Le film du match

Le PSG est de retour! Douzième, le club de la capitale n'est finalement pas si loin de son classement final de la saison passée quand il avait terminé à la 13e place en kidnappant toutefois la Coupe de France devant l'AS Monaco. Et le club de la capitale vient même d'enregistrer un troisième revers toutes compétitions confondues après sa défaite imméritée contre Bordeaux lors de la 2e journée de Ligue 1 (1-2) et son revers en tour de barrages de Ligue Europa contre le Maccabi Tel Aviv (4-3). Offensivement, les joueurs d'Antoine Kombouaré ont toujours marqué. Défensivement, le club de la capitale s'est en revanche toujours pris une avalanche de buts. Neuf réalisations encaissées en trois matches, avec des erreurs de marquage indignes d'une équipe disputant l'Europe et espérant jouer la première moitié du classement en Ligue 1, voire même l'Europe.

Et même en jouant bien, comme contre les Girondins par exemple, le PSG perd... Rien de bien franchement rassurant avant de défier Arles-Avignon dans un Parc des Princes certainement déserté par ses supporters le 11 septembre prochain. Même la lanterne rouge sudiste avec un zéro pointé au compteur peut faire peur à cette équipe et espérer engranger ses premiers points, c'est pour dire...

Maurice-Belay, le poison...

Ce dimanche, les Parisiens pourront longtemps regretter de n'avoir pas su concrétiser leurs actions lors d'un premier quart d'heure plutôt à leur avantage, d'autant que Francis Gillot se faisait pour sa part expulser du banc de touche après avoir eu des mots avec l'arbitre de la rencontre, M. Buquet, qui remplaçait M. Lannoy au pied levé. Car stérile offensivement jusqu'à la réduction du score de Guillaume Hoarau après 50 minutes de jeu, le PSG a craqué sur le plan défensif, avec un Grégory Coupet à la pêche et un Mamadou Sakho loin d'un niveau international que réclament pourtant ses convocations en équipe de France. De là à penser que son statut de membre du groupe France est usurpé...

Improbable arrière gauche, Ceara n'a quant à lui pas non plus été des plus efficaces, aussi bien sur le plan offensif que défensif. Jouant à contretemps en tentant à chaque fois de se remettre sur son (unique) pied droit, le Brésilien n'a jamais pu combiner avec Stéphane Sessegnon, qui retrouvait pour l'occasion un côté qu'il n'affectionne guère depuis la saison passée. Et l'absence de Nenê, suspendu pour cette rencontre à l'extérieur, a clairement laissé entrevoir les limites de l'effectif qu'Antoine Kombouaré doit gérer au quotidien. A voir la physionomie de ce match, on comprend même mieux pourquoi le technicien kanak demande un défenseur supplémentaire à son actionnaire principal, Colony Capital.

Hoarau sauve la face...

Pourtant, le premier quart d'heure de jeu était donc à l'avantage de ses protégés qui s'invitaient dans la partie de terrain des locaux pour notamment enchaîner des corners après l'expulsion sévère de Francis Gillot (9e). Sur l'un de ceux frappé par l'Ecureuil béninois, Ludovic Giuly plaçait une reprise audacieuse aux 25 mètres mais Dreyer réalisait une parade somptueuse pour écarter le danger. Des claquettes que Grégory Coupet était bien loin de réaliser dans le but adverse, surtout quand Maurice-Belay mettait à mal sa défense sur des percussions côté gauche. Dépassé, Jallet était même contraint de laisser l'ancien Monégasque frapper au but à l'angle de la surface. Le tir, qui ne prenait cependant pas le cadre, était repoussé directement par l'ancien dernier rempart lyonnais dans les pieds de Maïga. Une offrande trop belle pour être vendangée par l'ancien Manceau qui n'avait plus que le plat du pied à mettre en opposition (14e).

Mais le PSG n'en avait pas fini de voir déferler sur son but un joueur dont la vivacité reste son principal atout. Et quand Maurice-Belay ne faisait pas la différence balle aux pieds, il lançait Ideye Brown sur son aile, celui-ci enrhumant Sakho avant de se remettre sur son pied droit et d'ajuster un Coupet qui pensait sûrement à autre chose qu'à protéger son premier poteau (20e). Le match était même définitivement plié avant la pause sur un corner de... Maurice-Belay pour la tête de Perquis. Ceara et Sakho, plutôt que de défendre efficacement, préféraient même gêner Coupet dans sa sortie approximative (45e).

La colère d'Antoine Kombouaré dans les vestiaires, visible lors d'une tentative de rébellion parisienne pendant le second acte, permettait au moins à ses joueurs de sauver l'honneur. Guillaume Hoarau réceptionnait une déviation de la tête de Sessegnon, enfin utile dans le couloir gauche, pour prendre à défaut Dreyer d'un tir du droit croisé (3-1). Mais terminer sur une bonne note était impossible et la coupe était pleine quand le milieu relayeur devenu remplaçant depuis l'achat de Bodmer, Jérémy Clément, se faisait expulser avant la fin du temps réglementaire (88e). Pas de doute, le PSG a retrouvé son visage de la saison passée...

Grégory HANGARD
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