![]() Les hommes de Francis Gillot se sont largement inclinés sur la pelouse du Parc des Princes (4-1). (Reuters) |
Sochaux coule à Paris13/03/2010 à 21h39 - Sochaux |
Le PSG se devait de réagir face à Sochaux, à l'occasion de cette 28e journée de L1. Les hommes d'Antoine Kombouaré ont réussi leur mission, et largement dominé des Lionceaux dépassés, notamment dans une première mi-temps à sens unique. Après l'ouverture du score d'Hoarau (17e), Erding, auteur d'un triplé (18e, 35e, 70e), a assommé à lui tout seul son ancienne équipe, qui a sauvé l'honneur par l'intermédiaire de Boudebouz sur penalty (63e). Un succès qui permet aux Parisiens de remonter provisoirement à la 11e place du classement et de dépasser leur adversaire du soir, qui passe 14e. Le film du match
Les Parisiens n'avaient pas le choix. Deux semaines après leur déroute face à l'OM au Parc des Princes (0-3), les hommes d'Antoine Kombouaré devaient montrer un meilleur visage contre Sochaux. Histoire de reconquérir un public qui avait décidé de bouder son équipe, à l'image d'un virage Auteuil déserté par les principales associations de supporters.
Les coéquipiers de Ceara, préféré à Armand dans le couloir gauche de la défense des Rouge et Bleu, ont profité des largesses d'une arrière-garde sochalienne totalement dépassée pour finalement plier la partie dans un premier acte à sens unique, avant de gérer tranquillement les débats par la suite.
Sochaux coule en deux minutes
Après un premier quart d'heure durant lequel Ceara (6e), Sessegnon (10e) et surtout Erding, qui tergiversait trop devant Dreyer (14e), avaient tenté leur chance, les Parisiens trouvaient l'ouverture sur un exploit personnel de Guillaume Hoarau. Le Réunionnais récupérait une mauvaise passe de Dalmat dans le rond central, se jouait de deux défenseurs et trompait Dreyer, le remplaçant de Richert dans les buts (17e). Le Parc des Princes n'avait pas le temps de fêter le troisième but de la saison en championnat de l'ancien Havrais que les locaux doublaient la mise. Sur le coup d'envoi, les Sochaliens perdaient rapidement le ballon, et Erding lançait Giuly. "Super souris" profitait du laxisme de Dramé pour rendre le ballon au Turc, qui n'avait plus qu'à le pousser dans les filets pour doubler la mise moins d'une minute après l'ouverture du score (18e).
Totalement amorphes et incapables de réagir, les Sochaliens frôlaient même la correctionnelle, mais Erding ne cadrait pas sa tête (27e). L'ancien Lionceau assommait finalement son ex-équipe à dix minutes de la pause. Sur le côté droit, Jallet fixait la défense doubienne et servait l'avant-centre, dont la frappe aux six mètres, bien que manquant de puissance, ne laissait aucune chance à Dreyer (35e). Un troisième but qui venait ponctuer une première mi-temps de rêve pour le PSG, durant laquelle les Lionceaux n'ont tiré qu'une seule fois au but, par Ideye (44e).
Le coup du chapeau d'Erding
Sûrement bougés par Francis Gillot à la pause, les coéquipiers de Stéphane Dalmat revenaient sur le terrain avec de meilleures intentions. Malgré un bon enchaînement de Giuly dans la surface (57e), les débats étaient à l'avantage des visiteurs, qui se procuraient leur première grosse occasion par l'intermédiaire de Sverkos, qui trouvait Edel sur sa route (52e). Au moment où les Parisiens commençaient à reprendre le jeu à leur compte, Jallet déséquilibrait dans la surface Martin, qui avait remplacé un Dramé catastrophique à la pause. Boudebouz se chargeait de transformer le penalty accordé par Monsieur Castro, permettant à son équipe de sortir la tête de l'eau (63e)... avant qu'Erding ne coule définitivement ses anciens partenaires. Ce dernier, bien lancé par Hoarau, éliminait Dreyer et réalisait le coup du chapeau (70e), confortant ainsi son statut de meilleur buteur du club, avec 12 réalisations au compteur. Paris gérait ensuite tranquillement son avantage, et Kezman enflammait même le Parc avant de centrer pour un Erding intenable, dont la frappe était repoussée par le portier doubien (80e).
Ce large succès, acquis sur le même score qu'au match aller (4-1), ne permettra peut-être pas aux Parisiens de reconquérir définitivement leur public. Mais nul doute que si les hommes d'Antoine Kombaouré arrivent à enchaîner sur une deuxième victoire consécutive le week-end prochain à Nice - ce qui n'est pas arrivé en championnat depuis la 4e journée -, le Parc des Princes se remettra à chanter d'ici peu.

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