football
Ligue 1 Ligue 2 National CAN 2012
Pour Alain Roche, le PSG est assez attractif pour attirer de nouveaux talents. (Maxppp)
Pour Alain Roche, le PSG est assez attractif pour attirer de nouveaux talents. (Maxppp)

PSG, la monnaie de singe?

12/03/2010 à 18h19 - PSG

Le Paris Saint-Germain vit actuellement une (nouvelle) saison noire, où résultats sportifs vont de paire avec problèmes extra-sportifs insolubles. Malgré la morosité ambiante, la direction est bien obligée de préparer le prochain exercice et tenter, encore une fois, de bâtir un projet sportif en Rouge et Bleu. Seulement voilà, Colony Capital ne veut plus mettre la main au portefeuille et les Franciliens vont sans doute devoir vendre l'été prochain.

On le sait, ça ne va pas fort au Paris Saint-Germain... Si l'on excepte le précédent exercice, qui avait vu les Rouge et Bleu terminer au 6e rang de Ligue 1, les dernières saisons parisiennes s'apparentent plus à un chemin de croix qu'à une promenade de santé.

Colony n'aidera pas cet été

Or, outre des résultats sportifs décevants et un éternel problème avec une frange de son public, le club de la capitale doit également faire face à quelques atermoiements financiers. Et, à trois mois du terme de la saison en cours, il est déjà temps de se projeter sur l'avenir à court terme.

Et, ce qui posera avant tout problème, c'est de remettre les comptes à flot même si, à la fin du mois de janvier, Sébastien Bazin, représentant de l'actionnaire principal, Colony Capital, certifiait que "nous avons mis en place une discipline, une méthode et une solidité financière, conditions sine qua non pour que le club se pérennise, se développe sur des bases saines et solides. Aujourd'hui, le PSG n'a aucune dette alors que bon nombre de clubs européens sont en quasi faillite".

La face encore voilée

Aucune dette? Difficile à croire, et cela ne devrait pas aller en s'améliorant si le PSG ne réussit pas à se qualifier pour la Ligue Europa 2010-2011 via la Coupe de France... Et il ne faudra plus compter sur Colony Capital pour mettre la main au portefeuille, eux qui ont déjà, depuis 2006, investi "directement dans le club plus de 50 millions d'euros".

De fait, l'histoire du serpent qui se mord la queue sera de sortie. Car comment remettre les comptes du club au niveau sans vendre des joueurs? Et comment bâtir une équipe compétitive en devant se séparer de ses meilleurs atouts sans pouvoir en attirer d'autres, faute de compétition continentale? Surtout au regard de la qualité de la cellule de recrutement dirigée par Alain Roche...

Alors, l'été prochain pourrait être difficile à gérer pour Robin Leproux et consorts, car les meilleurs éléments du club de la capitale seront incontestablement sollicités. Mamadou Sakho, Guillaume Hoarau, Stéphane Sessegnon et Mevlut Erding sont donc déjà épiés. Or, malheureusement pour le PSG, tous ces hommes ont perdu de leur valeur depuis le mois d'août dernier. Brillant et efficace l'an dernier, Hoarau n'est plus que l'ombre de lui-même et ne pourrait pas être transféré pour plus de 8 millions d'euros, alors que les dirigeants franciliens, cités par Le Parisien, sont plus optimistes: "Il est à l'aise de la tête et des pieds. C'est très recherché. Il vaut au moins 15 millions d'euros". Un doux rêve...

Ciao Sessegnon, mais pour combien?

15 millions, c'est précisément ce que deux ou trois formations de Premier League étaient prêtes à investir sur Stéphane Sessegnon l'été dernier, mais son inconstance a clairement fait chuter sa valeur marchande de moitié. Et que dire de Mamadou Sakho, qui connaît une première saison noire après avoir été loué de toute part l'an dernier? Sans oublier Mevlut Erding, recrue-star de l'été dernier, transféré de Sochaux contre 8,5 millions d'euros...

Si rien n'est simple cette saison pour les Parisiens, la donne ne changera pas avec l'ouverture prochaine du marché des transferts. Combien de joueurs de l'effectif actuel accepteront de rempiler pour une année de plus sans coupe d'Europe, à tenter de redorer le blason d'un club en totale perte de vitesse? Les candidats ne devraient pas être nombreux et les meilleurs ne se feront pas prier pour plier bagage, le départ de Sessegnon pour l'Angleterre étant presque déjà entériné.

Il faudra donc encore reconstruire... Mais, Alain Roche, le responsable de la politique sportive des Rouge et Bleu, reste optimiste au possible. "Le PSG fait rêver, et pas que les jeunes. Il y a beaucoup de professionnels aussi qui veulent venir", certifie l'ancien international français dans les colonnes du Parisien. Admettons. Mais fait-il encore rêver ceux qui sont déjà là?

Par Sandy Bareilles
De Football.fr