![]() Pour Claude Makelele, l'OM débarque en favori dans la capitale. (Reuters) |
Makelele: "Marseille est meilleur que nous"26/02/2010 à 08h50 - PSG |
PSG-OM, c'est déjà dimanche. Claude Makelele, le milieu de terrain du club de la capitale, s'est présenté jeudi en conférence de presse au Camp des Loges, pour évoquer le "clasico". Surtout, le capitaine parisien a confirmé à demi-mots que cette saison sera sa dernière au plus haut niveau. Mais il ne souhaite se concentrer que sur la réception du rival phocéen, et sur le fait que cette rencontre tombe à point nommé alors que le PSG reprend peu à peu confiance, surtout depuis sa victoire à domicile face à Toulouse (1-0) du week-end dernier.
Claude, vous avez remporté votre premier match de l'année en championnat le week-end dernier face à Toulouse (1-0). Pensez-vous que ce soit le bon moment pour affronter Marseille?
Depuis trois matches, on a pris conscience de pas mal de choses et notamment de nos erreurs. Et on a compris que pour entamer les matches dans de bonnes conditions, il fallait ne pas prendre de but. C'est notre priorité avant tout. Car le reste suit derrière. Ces trois derniers matches nous ont donc fait énormément de bien, surtout moralement.
Pourquoi avoir mis autant de temps à le comprendre alors qu'il y a quand même beaucoup de joueurs d'expérience au sein de l'équipe?
Parce qu'on ne faisait pas les choses, tout simplement. Il y a un moment où on a pris conscience qu'il fallait se dire les choses, être un peu plus soudés entre nous, plus combatifs et aussi qu'on communique plus. On avait péché par rapport à ça, on ne se parlait pas beaucoup. Après, je pense que c'est aussi une bonne chose d'avoir pris certaines claques pour nous faire réagir. Ce match arrive donc au bon moment, afin qu'on se remobilise pour la suite du championnat. Et il faut surtout prendre des points parce qu'on en a besoin.
Est-ce que ça veut dire que vous espérez encore quelque chose en championnat?
Oui ! On espère déjà ne plus perdre, ça sera notre objectif jusqu'à la fin de la saison. Il faut engranger le maximum de points, et si on perd, le faire avec combativité. On ne doit pas avoir de regrets en sortant du terrain, ne pas se dire qu'on ne s'est pas battus. Et sur les trois derniers matches, on a vu une équipe très combative, qui s'est battue sur tous les ballons, qui a défendu ensemble et communiqué. Il s'est passé quelque chose de très positif dans la tête pour pas mal de joueurs et c'est très important. La plupart des leaders ont pris conscience de leur importance dans l'équipe.
"Je suis un compétiteur"
Qu'attendez-vous de ce clasico, face à une équipe marseillaise en forme ascendante ?
Marseille vient pour gagner, parce qu'ils ont leurs objectifs. Mais bon, ce qui m'importe, ce n'est pas Marseille, mais nous. Il faut limiter les dégâts, ne pas perdre et ne plus prendre de but, que ce soit Marseille ou n'importe quelle équipe. Il faut prendre des points, surtout au Parc, pour sortir de cette situation-là, parce qu'on y est encore. Les trois derniers matches nous ont permis de prendre un peu d'oxygène et je crois qu'il faut poursuivre sur cette lancée-là. On est dans une situation, où il faut faire profil bas, continuer à travailler à l'entraînement, essayer de faire moins d'erreurs et ne plus faire de cadeaux comme on a pu le faire à domicile, où à chaque fois on a donné l'avantage à nos adversaires.
Un PSG-OM vous motive-t-il toujours autant?
Bien sûr! Je suis avant tout un compétiteur et j'ai toujours envie de jouer ce genre de matches! Ce sont des matches références, qui peuvent permettre aux jeunes de voir ce qu'est un match de haut-niveau, au niveau Ligue des champions. Moi, j'aimerais jouer ces matches-là tous les week-ends !
L'équipe était passée à côté lors du match aller, va-t-il falloir se dépasser dimanche soir?
Oui c'est sûr. Actuellement, Marseille est meilleur que nous. Que ce soit au niveau du classement, du jeu ou des ambitions. Ça sera donc à nous de faire mieux que ce qu'on fait depuis le début de saison. Il faut hausser notre niveau et, en plus, c'est un derby. Il faudra donc être à 200%.
Vous vous considérez donc comme des outsiders?
C'est vous qui le dites... (Sourire)
Un mot sur le contexte entre supporters, qui s'annonce particulièrement tendu...
On n'est plus dans ce contexte-là. On est dans le contexte sportif et ça ne dépendra que de nous. Il n'y a que nous, sur le terrain, qui pouvons ramener le calme. Après, la rivalité entre supporters a toujours été là, on ne peut pas y échapper.
"Aujourd'hui je dis que c'est ma dernière saison mais peut-être que demain ça changera"
N'est-ce pas trop dur sportivement de se retrouver aux alentours de la 15e place?
Bien sûr. Être à cette place-là, c'est frustrant, même pour moi. C'est difficile, mais on y est, il ne faut pas se voiler la face. Il faut faire abstraction de tout ça et faire le maximum par rapport au groupe et à l'équipe, donner quelque chose de positif, que ce soit moi, le coach ou certains joueurs. Amener un peu plus d'espoir aux coéquipiers qui sont un peu dedans et qui vont peut-être nous amener à être meilleurs par la suite. Personnellement, je n'ai pas le droit de baisser les bras. Quand je suis arrivé, j'ai dit que je m'investirais à 100%, même dans les moments difficiles. Ça ne me gène pas, car comme je l'ai dit, je suis d'abord un compétiteur. Et il faut que je sois le premier à mettre le bleu de travail.
En tant que capitaine, avez-vous changé votre façon de parler aux joueurs durant cette période, où vous avez accumulé les mauvais résultats?
(Rires) Je ne suis pas leur père. Après, c'est sûr que je gueule plus, mais je crois que c'est nécessaire pour moi et pour eux. Mais comme je l'ai toujours dit, un leader ce n'est pas que le capitaine, on est tous dans le même bateau. Quand quelque chose ne va pas, on doit se le dire, même sur le terrain. Quand on doit me reprocher quelque chose, on peut venir m'en parler. Mais je n'ai pas toutes les cartes en main. Je reste un être humain et un joueur avant tout. Aujourd'hui, je suis quand même content de la manière dont ça se passe, de la manière dont mes coéquipiers ont pris conscience de pas mal de choses. C'est important pour la suite.
Pouvez-vous nous confirmer que vous arrêterez bien votre carrière de joueur à la fin de la saison?
Oui, c'est ma dernière saison. Enfin, vous m'avez posé la question aujourd'hui, je vous dit que c'est ma dernière saison, mais peut-être que demain ça changera... (Sourire)

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