![]() Le Stade de France aux couleurs parisiennes, ce n'est pas encore fait... (Reuters) |
Le Stade de France se refuse à QSI09/01/2012 à 13h40 - PSG |
Et si QSI (Qatar Sports Investment) était allé un peu vite en besogne ? Alors que l'idée d'un rachat de la concession du Stade de France, pour permettre au Paris Saint-Germain de s'installer durablement dans l'enceinte dyionisienne avait fait son chemin, Philippe Auroy, directeur général délégué du SdF, a démenti ces informations. Pour lui, d'ici à 2025, rien ne bougera...
"Je ne suis au courant de rien. C'est une rumeur totale et absolue. Je pense que je serais au courant s'il y avait quelque chose, et je n'ai aucun contact avec qui que ce soit. C'est absurde". Ces mots sont signés Philippe Auroy, directeur général délégué du Stade de France, interrogé ce lundi par 20 Minutes". L'homme d'affaires répond ainsi indirectement à QSI (Qatar Sports Investment), qui semble désireux de s'approprier la concession du Stade de France pour y installer ensuite le Paris Saint-Germain et délaisser ainsi le Parc des Princes.
Bouygues et Vinci veulent prolonger au-delà de 2025
Or, en l'état, Bouygues et Vinci sont mandataires de cette concession jusqu'en 2025, et ne comptent apparemment pas laisser la place. "On est dans une concession qui va jusqu'en 2025. Donc on va être très heureux de continuer jusqu'en 2025. Si on peut même prolonger au-delà de 2025 on sera content. Sérieusement en plus", continue Philippe Auroy.
Pourtant, le Stade de France se vend moins bien que par le passé, où il semble plus difficile d'organiser des événements et d'héberger des formations d'Ile-de-France, tous sports confondus, en dehors des grandes finales notamment. " C'est compliqué de parler de chiffres parce qu'on est sur des contrats de trois ans, avec des gens qui suspendent, des gens qui prolongent, mais en taux de remplissage, on est aujourd'hui à 86%. Alors qu'on a connu des périodes il y a quatre ou cinq ans où on était à 100%", reconnaît Auroy.
De fait, on peut imaginer que, contre monnaie sonnante et trébuchante, les concessionnaires actuels pourraient céder à la tentation d'une meilleure rentabilité à court terme plutôt que d'hypothétiques revenus sur du long terme. "Je ne veux pas parler à la place de mes actionnaires, mais je n'ai pas du tout ce sentiment là. Ils sont très contents et ils veulent rester jusqu'à la fin du contrat de concession", rétorque le directeur général délégué.
Persuader le PSG de rester locataire ?
Et une autre stratégie semble avoir vu le jour du côté des actuels propriétaires de la concession de l'enceinte dyonisienne, qui accueillera le Paris Saint-Germain au moins entre 2013 et 2015, le temps des travaux de réfection sur le Parc des Princes dans l'optique de l'Euro 2016. Durant ces deux ans, tout sera sans doute mis en oeuvre pour persuader le PSG de rester à Saint-Denis, sans pour autant que la concession ne change de mains. "C'est une opportunité, c'est clair. En termes de changement ce n'est pas grand-chose. Comme il y a l'Euro dans la foulée, tout ce qu'on avait prévu s'intègre parfaitement avec l'arrivée du PSG. Il y a peut être des choses que le PSG voudra spécifiquement, mais à ce stade, si on discute avec eux, il n'y a rien de précis. Je ne sais pas ce qui leur va, ce qui ne leur va pas. On est en début de discussion", répond timidement Auroy.
Toujours est-il que le PSG et son statut de nouveau riche est une poule aux oeufs d'or dont Bouygues et Vinci aimeraient tirer quelques bénéfices. En effet, si d'aventure le club de la capitale restait au Stade de France après 2015 sans pour autant que QSI n'acquiert la concession, les actuels "propriétaires" du stade pourraient se frotter les mains.

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