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Kombouaré, l'entraîneur du PSG, a eu du mal à faire passer ses consignes contre Bordeaux. (Reuters)
Kombouaré, l'entraîneur du PSG, a eu du mal à faire passer ses consignes contre Bordeaux. (Reuters)

Kombouaré: "La tête dans le gaz"

23/08/2010 à 01h01 - PSG

Devant une affluence moyenne pour la réception des Girondins de Bordeaux (30 073 spectateurs) lors de la 3e journée de Ligue 1, le PSG a perdu son premier match de la saison (2-1) sur deux corners et, par conséquent, sur deux erreurs individuelles. Si Antoine Kombouaré a eu du mal à digérer ce revers, le technicien francilien veut surtout se concentrer sur le jeu fourni par ses protégés et sur les prochaines rencontres pour rebondir. En attendant, et après trois journées, le PSG présente un bilan équilibré d'un succès, un nul et un revers en championnat...

Antoine, est-ce le genre de match que vous auriez dû gagner cent fois, avant le temps additionnel et le second but bordelais signé Ciani?
On perd un match qu'on aurait pu et dû gagner, c'est une évidence. Mais il faut surtout souligner que Bordeaux a été très réaliste. Les Girondins ont été hyper-efficaces sur les coups de pied arrêtés et ont bien résisté défensivement.

Ça ne vous embête pas d'encaisser deux buts sur deux actions identiques, sur des coups de pied arrêtés?
Je retiens surtout que c'était le match des occasions ratées. On a vu des situations qui se sont répétées sur le plan offensif. On aurait dû revenir à la pause avec un score à notre avantage d'au moins un but. C'est une énorme déception, d'autant qu'il ne fallait surtout pas perdre ce match. Il marque sur deux corners. On a eu la possibilité de revenir et c'était une très bonne chose. Parfois, il faut aussi savoir se contenter d'un résultat nul et ne pas prendre ce deuxième but qui cause notre perte. Quand on n'est pas bien dans la finition, il faut au moins savoir ramener le point du résultat nul.

"Une super ambiance"

Après trois matches de Ligue 1, quel est votre sentiment sur l'équipe? On a l'impression de revoir le PSG de la saison passée avec des sautes de concentration, des points bêtement perdus en route...
(il coupe, ndlr)... Non, de toute façon, je l'ai dit: j'attendrai cinq matches avant d'avoir une idée sur la valeur de mon équipe. Cette rencontre, c'est une énorme déception en termes de résultat. Mais avec la façon dont on a joué, dont on a défendu, on ne peut être que déçu du résultat. Je l'ai toujours dit, il n'y a qu'une chose qui compte: la victoire. D'autant qu'il y avait une superbe ambiance et qu'on pouvait rendre le Parc des Princes heureux.

Qu'est-ce qui vous a manqué pour rapporter le point du nul, voire empocher les trois points du succès? La finition?
Il nous a manqué du sang froid, de la lucidité sur les situations offensives. Et puis, on a vu un grand Cédric Carrasso. On a connu trop de déchets sur les situations offensives. Mais je n'ai rien à reprocher à mes joueurs. Ils ont livré un grand match mais, on le sait, c'est l'efficacité qui prime avant tout et Bordeaux a été meilleur que nous sur ce plan-là.

Comment expliquez-vous le fait d'encaisser deux buts sur deux coups de pied arrêtés?
On s'est rendu coupable d'erreurs individuelles. Il faut aussi reconnaître que Diarra et Ciani excellent dans le jeu aérien et que les Girondins sont dotés de bons frappeurs.

Mais avez-vous réussi à faire passer vos consignes depuis le banc de touche pour au moins accrocher le point du résultat nul en fin de match?
En effet, c'est dur parce que les joueurs ne m'entendent pas toujours, surtout dans une ambiance comme celle-ci. On a essayé de jouer vers l'avant et j'insiste sur le fait qu'on a souvent mis la défense de Bordeaux en grandes difficultés. Mais on connaissait également la force de cette équipe qui dispose de bons frappeurs et de joueurs habiles de la tête.

Est-ce que le PSG n'a parfois pas été trop collectif, à l'instar de Nenê qui aurait peut-être pu prendre sa chance plus souvent?
Je ne peux pas reprocher à mes joueurs de jouer trop collectif. Nenê a joué avec ses partenaires, a souvent tenté des centres. Mais le jeu appelle la faute, les erreurs, c'est comme ça! On avait envie d'aller de l'avant, ensemble, et de s'appuyer sur cette façon de jouer. Maintenant, il faut surtout retenir la défaite et relever la tête tout de suite.

"Erding nous fera encore gagner des matches"

Qu'est-ce que vous avez pu dire à vos joueurs dans le vestiaire après un tel scenario?
Qu'il faut se concentrer sur les matches qui sont devant nous et rester soudés. Garder en tête ce revers pour montrer notre force de caractère. Après un match comme celui-ci, la première impression, c'est une énorme déception. Quand vous sortez d'un tel match, vous avez la tête dans le gaz jusqu'au lendemain. Ce qui m'intéresse, c'est demain! Avec une qualification européenne à aller chercher dès la semaine prochaine.

Un petit mot sur la sortie d'Erding qui a shooté d'énervement dans une bouteille d'eau. Comprenez-vous son geste?
Ah bon? Non, je n'ai pas vu cela. Mais vous avez déjà joué au foot? Ce n'est pas grave, c'est un simple geste d'humeur. Ce ne sont pas des saints les mecs! On ne devait pas perdre le match et on l'a perdu! C'est une grosse déception. Maintenant, il faut relever la tête même si aujourd'hui, on est déçu. Le plus important, c'est de continuer à bosser. Quand on est dans le dur, il faut aller de l'avant et montrer du caractère.

Reprochez-vous à Erding de ne pas avoir mieux négocié certains face à face en levant la tête même si, par définition, un attaquant se doit aussi d'être égoïste devant le but?
Il a manqué d'efficacité, c'est embêtant pour lui. Mais il continuera à marquer des buts et nous fera encore gagner des matches. Et puis, les copains seront là pour le soutenir. Le principal, c'est qu'il soit prêt à repartir au combat demain.

Grégory HANGARD au Parc des Princes
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