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Ngoyi et le PSG se sont inclinés sur la pelouse de Nice (1-0). (Reuters)
Ngoyi et le PSG se sont inclinés sur la pelouse de Nice (1-0). (Reuters)

Nice réduit Paris au silence

20/03/2010 à 20h44 - Nice

Dans un stade vide en raison d'un huis clos observé après les incidents provoqués par des supporters niçois à Monaco lors de la 22e journée de Ligue 1, les Aiglons ont disposé du PSG grâce à une seule et unique réalisation de Loïc Rémy d'une tête piquée (79e). Les Parisiens, privés de Makelele, Giuly et Hoarau, ménagés au coup d'envoi avant le quart de finale de Coupe de France contre Auxerre, ont pourtant eu des occasions mais ni Erding (5e, 54e), ni Clément (36e) n'ont pu les concrétiser. Les Azuréens décrochent pour leur part un deuxième succès en deux matches sous la houlette de leur nouvel entraîneur, Eric Roy. Le film du match

Le Paris Saint-Germain avait déjà la tête ailleurs. Distancé en championnat par tous les prétendants à une place européenne - son objectif du début de saison -, le club de la capitale n'avait pas l'intention de se fatiguer plus que cela à Nice avant de se déplacer à Auxerre, mardi, pour les quarts de finale de la Coupe de France. Une compétition qui reste d'ailleurs la dernière carte à jouer pour la formation d'Antoine Kombouaré afin de s'octroyer une place en Coupe d'Europe la saison prochaine.

Sans Giuly, Makelele, laissés au repos, et Hoarau, sur le banc de touche au coup d'envoi, les Franciliens ont également également débuté leur série de quatre matches à huis clos après le décès de Yann, le supporter parisien, dans la nuit de mercredi. Sauf que, pour celui-ci, le PSG n'y était strictement pour rien puisque c'était bien les Aiglons qui étaient sanctionnés d'un match ferme à huis clos après les incidents survenus à Monaco, sur la pelouse du Stade Louis-II, à l'occasion de la 22e journée de Ligue 1. Mais, au moins, les troupes d'Antoine Kombouaré auront-elles pu goûter en avant-première à un match sans saveur, aussi bien dans les tribunes que sur le pré.

Erding trop maladroit

Car, si le spectacle était évidemment absent en tribunes, et pour cause, celui aperçu sur le terrain n'avait pas non plus de quoi renverser tous les amoureux du ballon rond. Dominateur en première période, le PSG a encore laissé passer sa chance avant de se faire encore piéger dans les dernières minutes d'une rencontre. Comme le PSG ne retourne qu'exceptionnellement des situations mal embarquées, voire même jamais, la rencontre était donc pratiquement pliée après 79 minutes de jeu quand Rémy ajustait Edel d'une tête piquée après un centre de Ben Saada depuis l'aile gauche.

Avant cela, Paris n'avait pourtant pas été indigent avec Sessegnon sur le flanc droit du milieu de terrain et Ngoyi pour évoluer en sentinelle devant la défense. Sankharé prenait quant à lui le couloir gauche alors que Maurice, pour une fois titulaire, formait le duo d'attaquants avec Erding. Et malgré une première frappe de Rémy après un une-deux sur la droite avec Bagayoko (2e), les Franciliens passaient la vitesse supérieure pour se procurer les plus belles occasions d'une première période équilibrée dans le jeu.

Sankharé ouvrait ainsi pour Sessegnon mais Erding dévissait son premier tir de la partie depuis l'angle droit de la surface de réparation niçoise (5e). Auteur d'un triplé contre Sochaux, le Turc était cette fois-ci beaucoup plus maladroit face au but adverse. Se replaçant volontiers dans l'axe, Stéphane Sessegnon n'avait quant à lui pas l'influence de la saison passée dans cette position. Et finalement, la plus grosse occasion venait d'une longue touche de Ceara que n'aurait pas renié le Potter Rory Delap en Premier League. Mais là encore, Ngoyi plaçait une tête juste au-dessus de la transversale (7e). Maurice se déportait pour sa part sur la gauche avant de centrer au point de penalty mais Erding, dans une position difficile, était devancé par le portier colombien, David Ospina (12e).

Rémy anéantit Paris

En face, l'OGC Nice réagissait enfin sur un corner gauche parfaitement repris de la tête par le revenant Echouafni, depuis l'intronisation d'Eric Roy à la tête de l'effectif azuréen. L'ancien Marseillais manquait de précision sur sa reprise qui filait au-dessus de la transversale d'Edel (14e). Au second poteau, Rémy butait sur Edel qui repoussait une frappe puissante de l'avant-centre en corner (20e). Mais le PSG se procurait finalement la dernière occasion du premier acte avec un Clément (et sa nouvelle coupe de cheveux) qui prenait sa chance de l'extérieur de la surface sans parvenir toutefois à inquiéter le dernier rempart adverse (36e).

Au retour du vestiaire, les deux équipes se projetaient moins vers l'avant et le jeu s'en ressentait forcément avec des fautes d'antijeu de plus en plus fréquentes. Jallet entré en lieu et place de Ceara avant la pause, le PSG n'appuyait guère pour prendre un avantage au tableau d'affichage. Malgré une frappe croisée d'Erding (54e), Ospina passait une soirée relativement tranquille, n'ayant que trop rarement à s'employer. Et comme de coutume avec un PSG habitué à céder dans les dernières minutes d'un match, Loïc Rémy crucifiait le dernier rempart francilien d'une tête parfaitement piquée à bout portant (79e). C'en était fini des espoirs parisiens d'accrocher un bon résultat en terres sudistes. Nice a en revanche pris une belle bouffée d'air dans la lutte pour le maintien. Et Eric Roy a fêté sa première à domicile par un succès. Sans spectateur certes, mais à domicile tout de même.

Par Grégory HANGARD
De Football.fr