Les regrets niçois06/11/2011 à 19h25 - Nice |
L'Olympique de Marseille a réussi l'essentiel dimanche soir, face à Nice (2-0), dans le cadre de la 13e journée de Ligue 1. Poussifs jusqu'à l'ouverture du score de Jordan Ayew (72e), puis au penalty transformé par Loïc Remy (90e +6), les joueurs de Didier Deschamps n'en reviennent pas moins à six points du podium et confirment leur regain de forme. Les Niçois, eux, flirtent dangereusement avec la zone de relégation. Le film du match
Voilà le genre de matches que l'OM n'aurait pas gagné quelques semaines plus tôt. Les Marseillais sont parvenus à prendre le dessus sur l'OGC Nice, dimanche, lors de la 13e journée de Ligue 1 (2-0). Le manque de réussite niçois en première période et une certaine persévérance auront finalement permis à Mandanda et ses coéquipiers de poursuivre leur remontée au classement.
Après une interlude européenne en 4-2-3-1, Didier Deschamps avait choisi de poursuivre l'aventure 4-4-2 en dépit des absences de Fanni, blessé, et d'Amalfitano, suspendu. Initialement recrutés pour former le duo phare de l'attaque olympienne, Remy et Gignac avaient l'occasion d'afficher leur complémentarité en pointe. L'ancien Niçois décalait justement son partenaire de l'attaque sur la droite de la surface au quart d'heure de jeu, permettant à celui-ci d'envoyer un tir puissant magnifiquement détourné par Ospina (15e), lequel avait déjà mis le Martégal en échec une minute plus tôt (14e). Après des premières minutes maîtrisées et appliquées, l'OM s'endormait progressivement et affichait des insuffisances défensives.
Deux barres niçoises en première période
Abriel n'était ainsi pas loin de fêter dignement son retour au Vélodrome à la suite d'un exploit individuel de Mouloungui, mais l'ancien Lorientais trouvait la barre d'un Mandanda médusé (17e). Passeur pour le coup, le remuant Gabonais retrouvait son rôle de gâchette sur un corner de Mounier. De la tête et à l'insu d'une arrière-garde olympienne passive, l'ailier niçois propulsait à son tour le ballon sur une transversale capricieuse (29e). Malgré quelques phases intéressantes, les locaux peinaient réellement à déstabiliser la meilleure défense de l'élite.
Un manque d'inspiration offensive qui poussait Deschamps à modifier ses plans à l'heure de jeu. Conspué par le public marseillais, Gignac cédait sa place à Jordan Ayew, Lucho suppléant un Valbuena peu en verve. Brouillons mais décidés, les Phocéens bénéficiaient des choix de leur entraîneur. Sur une glissade de Pejcinovic, Rémy évitait la sortie de but et adressait un centre parfait du gauche pour Jordan Ayew, dont la tête ne laissait aucune chance au gardien colombien (1-0, 72e). La partie sombrait ensuite dans un faux rythme que seul Dja Djédjé parvenait à perturber. Sur une déviation de Mouloungui, l'ancien Parisien se retrouvait en duel avec Mandanda, mais ne l'emportait pas face au flegme et à l'assurance de l'international français (83e).
Une dernière percée d'André Ayew, mis au sol par Diakité, offrait à Remy l'opportunité d'accentuer un écart jusque-là conforme à la physionomie du match. Sans gêne, l'ancien Aiglon réussissait une Panenka pas forcément de circonstance mais qui entérinait le succès marseillais (2-0, 90e +6). Décriés par leur public et envoyés aux oubliettes par les observateurs, Didier Deschamps et ses joueurs font silencieusement leur trou et pointent, au soir de cette 13e levée, à 6 points de Lille, 3e.

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