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Tino Costa a pris le dessus sur Benoît Cheyrou, auteur d'un but contre son camp. (Reuters)
Tino Costa a pris le dessus sur Benoît Cheyrou, auteur d'un but contre son camp. (Reuters)

Montpellier largue l'OM

30/01/2010 à 22h45 - Montpellier

Bien parti en 2010, l'OM s'est incliné sur le terrain de Montpellier (0-2), samedi soir, dans le cadre de la 22e journée de Ligue 1. Après avoir dominé, en termes d'occasions, une première période intense, la formation de René Girard a fait la différence grâce à Aït-Fana, d'un magnifique slalom (49e), et un but contre son camp de Cheyrou (76e). Le promu reste 2e et revient à 6 longueurs du leader bordelais, tenu en échec par Boulogne (0-0). Deschamps et ses hommes, eux, sont désormais 6e, avec 6 points de moins que leur adversaire du soir. Le film du match

Une déception et une surprise étonnante ! Le choc au sommet comptant pour la 22e journée de Ligue 1 confirme la saison frustrante de l'OM, battu (0-2) par un Montpellier vraiment impressionnant, et ceci depuis le début de la saison. Bordeaux, qui avait été tenu en échec par Boulogne-sur-Mer (0-0), plus tôt dans la soirée, voit dont le MHSC et le Losc se rapprocher, respectivement avec 6 et 8 longueurs de retard. L'OM, avec un match en moins, compte désormais pas moins de 12 points de retard sur le leader girondin. Un gouffre qui pourrait causer quelques remous ces prochains jours sur la Canebière.

La rencontre aura été d'une grande intensité. Si les occasions n'ont pas abondé, c'est dans les duels que le spectacle était agréable. Montpellier aura eu la mainmise sur la partie, se montrant vraiment bien compact. Solides et accrocheurs, les Héraultais parvenaient à exister offensivement en alertant rapidement le trio offensif Camara- Montano-Aït Fana. Et le Colombien aurait pu ouvrir le score à deux reprises. L'ancien Istréen trouvait d'abord l'arête opposée du but de Steve Mandanda sur un superbe coup franc enroulé (6e). Juste avant la pause, Aït Fana éliminait Kaboré avant de centrer parfaitement pour Montano, oublié par une défense phocéenne à la ramasse. La tête du buteur passait juste au-dessus (44e).

Ben Arfa réclame un penalty

L'OM ne parvenait pas vraiment à faire respecter son statut de grand favori du championnat. Deschamps avait d'ailleurs étonné lors de la communication de son équipe de départ puisque Lucho et Valbuena se retrouvaient sur le banc. Abriel prenait le rôle de relayeur droit, alors que Koné était envoyé sur l'aile droite. L'Ivoirien, de retour de la CAN, a pris beaucoup de temps avant de se mettre dans le match pour soutenir Niang, toujours dans l'axe en l'absence de Brandao, et Ben Arfa. Le Sénégalais restait le plus mordant de ses coéquipiers, mais l'ancien Lyonnais ne parvenait pas à se défaire du pressing soutenu.

Bien moins en jambes que lors des deux dernières victoires (Le Mans et Lille), Ben Arfa aurait toutefois dû bénéficier d'un penalty. Parti en dribbles chaloupés, l'international français était fauché à l'entrée de la surface par Yanga-Mbiwa. M. Fautrel ne bronchait pas et, quelques secondes plus tard, avertissait l'ancien Lyonnais pour contestation (29e). Intenses donc, les duels devenaient même assez rudes pendant quelques instants. L'arbitre du match sortait pas moins de 5 avertissements en l'espace de 8 minutes au coeur de la première période, dont 3 jaunes pour des Montpelliérains (Spahic, Pitau et Camara).

Aït-Fana, quel festival !

Et la rencontre devait forcément basculait sur un coup de pied arrêté ou un exploit personnel. C'est la deuxième option que choisissait Karim Aït-Fana. Le génial Bleuet récupérait le ballon sur la gauche et partait en slalom dans la surface, dribblant Diawara et Mbia avant de tromper Mandanda d'un pointu (1-0, 49e). Dans une impasse en première période, l'OM était alors dos au mur. Mais trop légers offensivement et vraiment peu inspirés dans le peu d'espaces laissés par l'adversaire, les Olympiens n'auront jamais enclenché de véritable révolte. Abriel, par exemple, faisait le mauvais choix avec une remise de la tête vers l'axe alors qu'il aurait pu contrôler et tenter sa chance (63e). L'absence de Brandao ou d'avant-centre de surface remplaçant était éclatante.

Deschamps effectuait enfin des changements, mais le score s'empirait. Lucho et Valbuena relayaient Koné (68e) et Abriel (73e) et ce sont les protégés de Loulou Nicollin qui en profitaient pour pousser en contre-attaque. Tino Costa bénéficiait d'un corner pour enrouler depuis le coin droit. Cheyrou, au premier poteau, déviait le centre rentrant dans son propre but (2-0, 76e). Le dernier quart d'heure était sans intérêt, avec un OM incapable de se créer d'ultimes situations chaudes. Le coup de sifflet final intervenait même lors d'une altercation générale, provoquée par la colère de Diawara. La Mosson jubile, chambrant son voisin régional, et attend impatiemment la suite: des matches contre Boulogne et Grenoble qui pourraient bien apporter 6 nouveaux points.

Jean-Sébastien GROND
Infos Montpellier 3 2 1
Ligue 1 - France
Samedi 11 février 2012
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