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Les Gones et Réveillère ont été sans pitié pour les coéquipiers de Malonga. (Reuters)
Les Gones et Réveillère ont été sans pitié pour les coéquipiers de Malonga. (Reuters)

La C1 pour l'OL, la L2 pour Monaco

29/05/2011 à 22h44 - Monaco

Les affres de la Ligue 2, finalement. Premier relégable avant cette ultime journée de Ligue 1, l'AS Monaco a été exclue de l'élite lors d'une dernière défaite lors de la réception de Lyon (0-2), dimanche soir. Le club du Rocher n'avait pas connu l'antichambre de l'élite depuis 1976 et la reconstruction, probablement difficile, débute avec le maintien de Laurent Banide, confirmé par le prince Albert dans la journée. Grâce à Diakhaté (66e) et Lisandro (82e), les Gones assurent ainsi la qualification en tour de barrages de la Ligue des champions. Le film du match

Sept ans plus tard. On ne rappellera pas assez le fait que l'AS Monaco s'était hissée en finale de la Ligue des champions 2003-2004, au terme d'un parcours qui restera dans les mémoires du football français. Sept ans plus tard, le club du Rocher, l'un des plus titrés avec 7 titres de champion et 5 Coupes de France, plonge dans l'antichambre de la Ligue 1. La gestion catastrophique en interne ces dernières années et la philosophie trop peu ambitieuse des entraîneurs ont conduit à cette dégringolade prévisible.

La L1 est véritablement sous le choc de cette descente d'une formation qui, pour des raisons administratives notamment, avait l'occasion d'attirer des joueurs de calibre supérieur à beaucoup d'autres clubs. La relève s'annonce difficile, comme en atteste le parcours du FC Nantes par exemple, incapable de jouer la montée avec l'un des plus gros budgets de Ligue 2. Monaco redescend 35 ans après sa dernière saison au purgatoire, terme que le prince Albert trouve étrangement trop dur. "J'ai toujours été surpris qu'on utilise le mot purgatoire au sujet de la Ligue 2. Il n'y a aucune honte à jouer en L2. L'AS Monaco y a d'ailleurs évolué deux fois ces quarante dernières années", avait-il expliqué dans le JDD, tout en dévoilant le maintien de Laurent Banide qu'importe l'issue de l'ultime levée.

Monaco sans solution

Au final, les Rouge et Blanc auraient eu besoin que d'une victoire pour se sauver et faire basculer le voisin niçois vers l'enfer. Monaco était invaincu à domicile cette saison face aux sept premiers du classement. Monaco est tombé au plus mauvais moment face à une équipe du haut de tableau, l'OL, qui devait assurer sa place pour le tour de barrages de la Ligue des champions avec, au minimum, un résultat nul. Le club de Jean-Michel Aulas, menacé par un PSG en déplacement à Saint-Etienne, n'aura pas forcé pour l'emporter en seconde période.

Le premier acte était d'un triste spectacle. Adoptant un système particulièrement défensif durant la saison, le relégable ne pouvait pas se transformer subitement en un bloc étincelant offensivement. En l'absence d'Haruna, l'un des meilleurs Monégasques ces derniers temps, Banide avait opté pour une organisation plus offensive qu'à l'habitude, avec Park associé à Welcome aux avant-postes, Moukandjo et Malonga sur les ailes et Coutadeur aligné dans l'axe du terrain aux côtés de Nkoulou. S'attachant surtout à rester compact, Monaco ne se procurait aucune occasion, à l'exception d'un slalom de Malonga, stoppé illicitement par un tacle stupide de Briand à la limite de la surface (29e).

L'OL n'était pas en reste en terme de mauvaise inspiration malgré sa domination dans la possession de balle. Sans le blessé Gourcuff et avec le partant Bastos sur le banc, Lisandro était accompagné par Ederson, placé en 10, avec Briand et Delgado sur les côtés. Les ailiers ne trouvaient pas d'espaces pour accélérer et, surtout, Ederson était sevré de ballons et se montrait déficient dans son rôle de meneur de jeu. La première occasion de la rencontre, juste avant la pause, était néanmoins initiée par Briand, qui frappait à côté après avoir réalisé un excellent une-deux avec Ederson (42e).

Diakhaté pour débloquer la situation

La seconde période était bien plus mouvementée, avec des attaques de surface à surface. Monaco s'offrait enfin une première occasion mais Lloris répondait présent. La belle frappe enroulée de Malonga obligeait le portier des Bleus à une parade décisive (54e). Les locaux passaient donc à l'offensive, mais péchaient énormément dans la construction. Voire dans l'intelligence de jeu. Park se distinguait toutefois pour permettre à Germain, tout juste entré en jeu à la place de Welcome (62e), d'armer une frappe contrée en corner (62e). Bien maigre.

Les Lyonnais profitaient justement de ce moment d'excitation adverse pour se montrer plus dangereux. Plus libre dans ses mouvements, Ederson perçait dans l'axe et après un grand pont, pouvait centrer en retrait vers Lisandro. Sa frappe en pivot frôlait le cadre (59e). Dans la foulée, c'est sur coup de pied arrêté que les visiteurs faisaient la différence. A la suite d'un coup franc de Källström, repoussé, Chabbert boxait un tir de Gonalons mais Diakhaté suivait bien pour pousser au fond des filets (66e, 0-1).

Le PSG concédant simultanément l'ouverture du score à Saint-Etienne, les Rhodaniens achevaient la rencontre avec sérieux mais en toute sérénité. Lloris assurait le coup à la suite d'un coup franc lointain légèrement dévié par Park (70e) puis sur un retourné de Moukandjo (80e). Les Gones doublaient même la mise par Lisandro. L'Argentin profitait d'un placement ridicule de Puygrenier sur un centre de Cissokho pour maîtriser le cuir et l'expédier au fond des filets (0-2, 82e). Les joueurs de Laurent Banide étaient KO debouts, conscients d'avoir fait plonger ce club historique du championnat dans le gouffre de la Ligue 2. La plupart des joueurs seront partis vers d'autres cieux. Loin du climat endormant de Louis-II.

Jean-Sébastien GROND
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