![]() Niang, ici à la lutte avec Bourillon, a ouvert le score pour l'OM. (Reuters) |
L'OM lâche des points07/03/2010 à 17h28 - Marseille |
L'Olympique de Marseille a été tenu en échec par Lorient (1-1), dimanche après-midi, à l'occasion de la 27e journée de Ligue 1. Mis sur les bons rails par l'ouverture du score de Niang (42e), les Phocéens se sont heurtés à un excellent Audard, avant que Koscielny ne remette les deux formations à égalité (64e). Les Ciel et Blanc perdent deux points précieux dans la course au titre, et l'opportunité de remonter sur le podium. Lorient est neuvième. Le film du match
Lorient s'est servi au Vélodrome. Comme la saison dernière. Si les Merlus n'ont cette fois-ci pas réalisé le hold-up (2-3 en 2008-2009), ils repartent tout de même de Marseille avec un point dans l'escarcelle. Le héros breton s'appelle Koscielny, auteur du but de l'égalisation lorientaise peu après l'heure de jeu (64e).
L'OM, qui aura évolué un cran au-dessus de son adversaire, pensait pouvoir se contenter de l'ouverture du score de Niang à quelques minutes de la mi-temps (42e). Une nouvelle fois, Lucho était à l'origine de l'action. En lançant Bonnart sur l'aile droite pour la fameuse "avant-dernière passe", l'Argentin insufflait ce qu'il manquait à l'OM lors des 41 minutes précédentes: de la vitesse. Bonnart, lui, trouvait Niang au niveau du point de penalty. La suite est classique. Le Sénégalais ouvrait son pied gauche et trompe Audard de près sans difficulté, mettant l'OM sur la voie d'un succès qui aurait été mérité.
Ben Arfa exceptionnel en seconde période
Avec Ben Arfa et Valbuena dans le onze de départ, Deschamps cherchait pourtant, dès le coup d'envoi, à faire craquer de partout l'arrière-garde bretonne. Mais le natif de Clamart, dans un rôle d'électron libre, n'a jamais apporté le surnombre sur son aile. Souvent à droite, parfois au centre, rarement à gauche, "HBA" n'a été mordant que sur quelques dribbles bien sentis mais peu utiles. Sûrement rappelé à l'ordre par "DD" à la pause, Ben Arfa s'est bien replacé en seconde période. Et les Ciel et Blanc ont senti la différence.
Mais la domination stérile des Olympiens les exposait inévitablement au froid réalisme adverse. Sur un coup franc distillé par Vahirua, Koscielny ratait sa reprise de la tête. Mandanda, surpris, repoussait sur son poteau mais le ballon revenait devant sa ligne de but. L'ancien Tourangeau, à l'affût, reprenait à bout portant et prenait deux points à l'OM (64e). Un collectif phocéen qui, à de multiples reprises, a eu par la suite l'opportunité de reprendre l'avantage.
Audard en état de grâce
Proche du but à quelques reprises (77e et 81e), Ben Arfa sonnait le tocsin. Et manquait de permettre à un autre "indésirable" de la première moitié de saison de s'illustrer. Sur un tir raté de Lucho, l'ancien Lyonnais délivrait une superbe passe à l'intention de Valbuena, seul face au but aux 5,50 mètres. Mais "Petit Vélo", au moment de redonner l'avantage à l'OM, expédiait inexplicablement le cuir au-dessus de la transversale (70e). Et quand ce n'était pas la maladresse, c'est un Audard en état de grâce qui contrariait le Vélodrome.
Parfois avec réussite, l'ultime rempart breton a été exceptionnel dans les airs comme sur ses appuis. Une performance de haut rang qui ne l'empêchait pas de regretter l'issue de la rencontre. "C'est une belle soirée, mais on a peut-être un peu de regret, concédait-il au micro de Foot+. On a trop subi. On n'a pas joué la première période". La seconde période non plus à vrai dire. Mais un exploit tient souvent à une performance individuelle. Dimanche, ils ont été deux à faire la différence. Audard, dans le but du FCL, et Koscielny, qui a mis à profit la seule opportunité lorientaise du match.

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