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Ben Arfa et l'OM ont terrassé le PSG. (Reuters)
Ben Arfa et l'OM ont terrassé le PSG. (Reuters)

L'OM humilie Paris

28/02/2010 à 22h39 - Marseille

Il n'y a pas eu de match. Pourtant plus entreprenant, le PSG a coulé dans son antre du Parc des Princes face à un OM réaliste et appliqué, dimanche soir à l'occasion de la 26e journée de Ligue 1. 3-0 score final, l'addition est salée pour le club de la capitale, qui n'a pas été aussi catastrophique que le résultat le laisse penser. Ben Arfa (15e), Lucho (54e) et Cheyrou (70e) ont été les bourreaux des Rouge et Bleu, qui replongent dans la crise. De son côté, Marseille remonte en quatrième position. Le film du match
Un scénario presque sans surprise. Dimanche soir, le Paris Saint-Germain a tenu la dragée haute à l'Olympique de Marseille, dans l'affiche - puisqu'il n'est pas question de parler de "choc" - de cette 26e journée de Ligue 1. Mais l'adage "dominer n'est pas gagner" colle définitivement bien à la peau des joueurs de la capitale. Les Ciel et Blanc, réalistes, ont corrigés leurs rivaux (0-3) grâce à des réalisations signées Ben Arfa (15e), Lucho (54e) et Cheyrou (70e). Et remontent en quatrième position du classement, après la défaite de Lille face à Auxerre (1-2) plus tôt dans la journée.

Domination parisienne, réalisme marseillais

Entreprenants mais brouillons, les hommes d'Antoine Kombouaré dominent leur sujet en première période. Mais leur fébrilité, notamment sur coups de pied arrêtés, met Marseille rapidement sur orbite. Sur un coup franc tiré par Bonnart, puis dévié par Cheyrou et Camara, Ben Arfa prend le temps de contrôler à l'entrée de la surface de réparation et glisse le cuir hors de portée d'Edel (15e). Inscrite contre le cours du jeu, cette réalisation symbolise l'écart actuel de niveau entre les deux formations: sans s'affoler, l'OM prend les devants au tableau d'affichage alors que le Paris Saint-Germain se procurent les meilleures opportunités.

Sur le front offensif francilien, Erding se démène. Actif, le Turc n'ajuste toutefois pas la mire sur une reprise de volée audacieuse (21e), une tête au premier poteau (27e) et une frappe de près alors que Mandanda était aux fraises (38e). Mais le portier n°2 des Bleus ne souffre pas de la comparaison d'un Edel fébrile. En voulant s'interposer aux devants de Niang, le portier parisien relâche le ballon dans les pieds d'un Lucho opportuniste, qui l'ajuste sans difficulté (54e). A 2-0, l'affaire est déjà pliée.

Cheyrou enfonce le clou

Car si les Rouge et Bleu offrent de bons mouvements à leurs supporters, leur inefficacité dans les 25 derniers mètres ne leur permet pas d'espérer renverser la vapeur. D'autant que l'Olympique de Marseille évolue avec tranquillité sur une pelouse du Parc en mauvais état. Heinze, d'ailleurs, n'était pas loin d'asséner un coup de poignard qui aurait fait beaucoup de bruit en reprenant de la tête un coup franc de Bonnart juste avant la pause. Mais le poteau sauve le camp parisien (44e). Pas pour longtemps, puisque Lucho doublera donc logiquement la mise plus tard.

Comme souvent, le PSG montre un meilleur visage que son adversaire mais ne convertit pas ses multiples opportunités. Ce qui ne pardonne pas face à une formation talentueuse comme l'OM. Comme un champion, le club phocéen enfonce le clou à 20 minutes de la fin. Cheyrou hérite du cuir dans la surface de réparation, se joue - trop - facilement d'Armand et trompe tranquillement Edel (70e). L'humiliation.

Une rouste qui restera dans les annales

Dans une atmosphère d'enterrement, presque sans aucun supporter marseillais mais avec une foule francilienne hors d'elle, le PSG boit le calice jusqu'à la lie. Et le score aurait pu être plus lourd si Niang n'avait pas buté sur Edel (74e), à l'amorce d'un dernier quart d'heure à la main des Rouge et Bleu. "C'est dur, c'est sévère. On a pris une grosse claque", se lamentera Makelele à l'issue du coup de sifflet final. La faute à qui?

Aucune réaction d'orgueil, un fond de jeu à des années-lumière de celui des Olympiens, des erreurs à foison... Paris n'a que ce qu'il mérite: une correction. Sale saison pour les supporters parisiens. A Marseille, en revanche, on jubile. Cette large victoire fera date dans l'histoire du clasico. Les évènements scandaleux du match aller et la fusion en coulisses pour le retour en seraient presque oubliés. C'est aussi ça, PSG-OM...

William-Alexandre PROUST
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