![]() Le Benfica de Pereira était un cran au-dessus de l'OM de Brandao (1-2). (Reuters) |
L'OM fait tâche18/03/2010 à 20h47 - Marseille |
Après les qualifications de Lyon et Bordeaux pour les quarts de finale de la Ligue des champions, l'Olympique de Marseille a vécu une fin d'après-midi cauchemardesque au Stade Vélodrome, ce jeudi, à l'occasion de son 8e de finale retour de Ligue Europa contre le Benfica Lisbonne (1-2). Niang avait pourtant ouvert la marque (71e) mais les Portugais ont su renverser la tendance grâce à deux réalisations de Maxi Pereira (75e) et de Kardec dans le temps additionnel (91e). Une victoire finalement logique tant les Benfiquistes ont maîtrisé les débats lors de cette confrontation retour. Ben Arfa a quant à lui été expulsé seulement deux minutes après son entrée en jeu (94e)... Le film du match
Tout dépend de quel côté on se place. Mais ce jeudi soir, le Benfica Lisbonne est venu chercher sa qualification pour les quarts de finale de la Ligue Europa contre l'OM sur la pelouse du Vélodrome (1-2). Une prestation de premier rang des Benfiquistes et une victoire qui ne souffre d'aucune contestation. De ce point de vue là donc, les Lisboètes ont seulement fait leur travail consciencieusement. Dans les rangs olympiens en revanche, il y aura beaucoup d'enseignements à tirer d'une prestation indigne d'un club comme l'OM, toujours attendu au tournant lorsqu'il s'agit de Coupe d'Europe, le club entraîné par Didier Deschamps étant encore la seule formation tricolore à avoir soulevé la Ligue des champions en 1993.
Un côté droit marseillais défaillant
Dans un 4-3-3 avec Brandao à gauche, Niang dans l'axe et Abriel à droite, les Phocéens ont pris l'eau et ne pouvaient contrarier les plans de Cardozo, Di Maria et consorts. Et Didier Deschamps pourra longtemps se demander si positionner Abriel sur la droite fut vraiment une bonne idée. Normalement ailier droit, le joueur n'a jamais pris son couloir comme un joueur offensif l'aurait fait. Et défensivement, l'ancien Lorientais n'y était pas non plus, laissant Di Maria s'amuser sur l'aile gauche et même manger la feuille de match (84e) avant que Kardec ne vienne lui sauver la mise grâce à une réalisation dans le temps additionnel. Sans ce but assassin du Brésilien, le milieu gauche aurait pu être hanté par tous ces ratés face à un Mandanda abandonné par sa défense. Sorti sur blessure juste avant la pause, Fabrice Abriel n'a toutefois pas fait pire que Bakari Koné, trop offensif pour sa part et laissant des espaces énormes dans son dos. Dans les deux cas, Bonnart était de toute façon laissé trop seul sur les phases défensives. Et comme par hasard, le jeu lisboète penchait fortement sur le flanc gauche de son attaque avec l'international argentin.
Déséquilibré, l'Olympique de Marseille a également réalisé des erreurs de relance impardonnables à ce niveau et face à une formation qui a dans son effectif des joueurs toujours très techniques comme Cardozo ou Ramires. Et sur deux boulettes de Diawara et Cissé, sur des relances axiales, le club lisboète s'est donc ouvert les portes des quarts de finale.
Ben Arfa, l'erreur de jeunesse
Et puis, il y eut l'erreur de jeunesse d'Hatem Ben Arfa, parfois génial dans le jeu mais souvent coupable de ce genre d'ineptie. Entré après 91 minutes de jeu, l'ancien Olympien s'est donc fait expulser après deux minutes passées sur le pré. Deux minutes seulement après son entrée en jeu, Ben Arfa se faisait justice lui-même sur Javi Garcia et retournait prématurément aux vestiaires. De toute façon, le coup de sifflet final n'était pas loin et, même à onze contre onze, les Phocéens n'auraient sûrement pas inversé la tendance. Louant le collectif après la victoire contre le PSG au Parc des Princes (0-3), le joueur pourra aussi remercier Didier Deschamps pour l'avoir fait entrer en jeu dans une période difficile alors que le gaucher poireautait déjà depuis un moment sur le bord du terrain.
Pourtant, contre le cours du jeu, Niang était parvenu à ouvrir la marque contre le Benfica Lisbonne sur une remise intelligente de Brandao sur la gauche de la surface de réparation (71e). Contre le cours du jeu car les Portugais avaient largement dominé le premier acte avec notamment une charge dans la surface de Taiwo sur Ramires, non signalée par l'arbitre (20e), et une frappe de Cardozo sur le poteau droit de Mandanda suite à une ouverture de l'international brésilien (24e).
Diawara-Cissé, des erreurs qui coûtent chers
Mais Marseille n'aura finalement fait que retarder l'échéance, l'emprise adverse étant trop forte pour pouvoir espérer quoi que ce soit. Et quatre minutes plus tard, Souleymane Diawara relançait un ballon directement dans les pieds de Maxi Pereira qui trompait Steve Mandanda d'une frappe lointaine à la trajectoire déviée et par conséquent plus qu'incertaine (75e, 1-1). A égalité sur l'ensemble des deux matches (2-2), les deux équipes pouvaient déjà penser à la prolongation. Sauf que l'OM laissait des espaces énormes entre les lignes et que les Provençaux n'en avaient pas terminé avec leurs petits soucis techniques.
Cardozo ratait même la balle de match en frappant bien trop fort du gauche, dans l'axe, après un raté de "Souley" (88e). Peu importe, Alan Kardec entrait en jeu en lieu et place de Carlos Martins et crucifiait l'OM sur une nouvelle erreur défensive de Cissé sur un coup franc adverse (91e). L'ancien Parisien ouvrait trop son pied droit et permettait au Brésilien de fusiller Mandanda d'une frappe trop puissante. Qu'on le veuille ou non, l'OM est encore en construction. Le Benfica, lui, s'est trouvé!

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