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Ben Arfa, auteur de l'égalisation marseillaise, félicité par Lucho et Brandao. (Reuters)
Ben Arfa, auteur de l'égalisation marseillaise, félicité par Lucho et Brandao. (Reuters)

L'OM a eu chaud

11/03/2010 à 22h52 - Marseille

Vingt ans après la main de Vata, celle de Mandanda a failli jouer un bien mauvais tour à l'OM... Le portier phocéen, auteur d'une boulette, est fautif sur l'ouverture du score de Maxi Pereira (76e). Mais l'OM a accroché un match nul heureux (1-1), jeudi soir, en huitièmes de finale aller de la Ligue Europa. D'une superbe tête, Ben Arfa a sauvé les meubles (90e) à la toute fin d'une rencontre dominée par les Portugais, marquant par la même occasion le fameux "but à l'extérieur". C'est une bonne opération pour Marseille, qui accueillera Benfica dans une semaine pour la seconde manche. Le film du match

Après les belles performances de l'OL et du Losc, contre le Real Madrid (1-1) puis Liverpool (1-0), l'OM n'avait pas intérêt à endosser le statut de cancre français en Europe. Grâce à un résultat nul heureux arraché en fin de match (1-1), une semaine avant la manche retour au Vélodrome, l'OM est finalement bien parti dans ce huitième de finale de la Ligue Europa contre Benfica. Après 3 défaites en autant de voyages au Portugal dans son histoire, Marseille a conjuré le sort, mais aura toutefois été malmené par l'excellent leader de la Liga Sagres, qui a raté trop d'occasions devant la cage adverse. L'énorme ambiance du Stade de la Luz ne s'est d'ailleurs pas poursuivie après le coup de sifflet final.

Virevoltants lors du match nul contre Lorient, dimanche dernier, Ben Arfa et Valbuena auront cette fois-ci commencé sur le banc, puisque Brandao retrouvait sa place dans le onze. Le Brésilien a toutefois été positionné à gauche de l'attaque phocéenne, Niang restant dans l'axe tandis qu'Abriel retrouvait sa place à droite. Lors d'un savoureux début de match, les Marseillais auraient pu ouvrir le score à deux reprises, Lucho et Cheyrou profitant des espaces laissés par l'entrejeu adverse. L'Argentin ratait d'ailleurs une occasion immanquable en tirant à côté, alors qu'il était seul au second poteau, sur un centre de Bonnart concluant une bonne action collective (16e). En contre, 5 minutes plus tard, Brandao manquait aussi le cadre, du droit, après un une-deux entre Lucho et Niang (21e).

L'OM bloque bien et gâche...

Piqués au vif, les hommes de Jorge Jesus ont ensuite imposé leur loi. Le milieu de Benfica prenait enfin le jeu à son compte et multipliait les actions chaudes. Avec Javi Garcia seul récupérateur dans un milieu en losange, Ramires et Di Maria très coulissants sur leurs côtés et Aimar en soutien du duo Saviola-Cardozo, chaque action poussée jusqu'aux 30 mètres faisait trembler Mandanda. Sauf que la finition fut moins bonne que les combinaisons. Di Maria, l'homme en forme, n'était pas loin de trouver le cadre à plusieurs reprises (30 et 45e). Cardozo, le buteur des Aigles, manquait de finesse. D'abord de la tête, au-dessus (17e). Puis d'une reprise du droit, sur une superbe ouverture de Di Maria (33e). La plus grosse occasion était pour Aimar, discret jusqu'alors. Le meneur de jeu argentin ratait son tir enroulé (capté facilement par Mandanda) après une action sublime en triangle (41e).

L'OM était mal, même si sa charnière centrale Diawara-Mbia était parvenue à contenir les assauts en début de match. En contre, Brandao manquait de vitesse sur son aile et se contentait de provoquer des fautes. Et quand l'ancien du Shakhtar débordait enfin, son centre en retrait était repris par Lucho, qui n'ajustait toujours pas la mire (45e). Cette seconde grosse occasion de l'ancien capitaine du FC Porto sonnait le réveil marseillais. Car au retour des vestiaires, les Lisboètes n'avançaient plus sur le pré, avec une multitude de passes ratées. L'OM aurait pu en profiter si Julio César n'avait pas réalisé un double arrêt sur une tête de Niang, à la suite d'un centre de Brandao (63e). Le tournant du match?

La main de Mandanda, la tête de Ben Arfa

Les Aigles se remettaient au travail dans le camp adverse et allaient être enfin récompensés malgré leurs combinaisons moins précises. Il fallait l'intervention de la bonne charnière Diawara-Mbia pour stopper Saviola à deux reprises dans la surface (58e et 69e). Cheyrou repoussait aussi un tir de Di Maria (73e), mais c'est Mandanda qui craquait, tout seul. Di Maria débordait de nouveau Bonnart et son centre était relâché - inexplicablement - par le portier des Bleus. Maxi Perreira, intenable sur son côté droit depuis le retour des vestiaires, en profitait pour trouver la faille (76e, 1-0).

L'ouverture du score intervenait quelques instants après la sortie de Niang, remplacé par Ben Arfa (75e), tandis que Valbuena avait relayé Abriel (70e). Les deux petits ailiers butaient sur la défense adverse, mais l'ancien Lyonnais était tout heureux d'égaliser. Alors que Ramires avait frappé sur la transversale, quelques instants plus tôt (87e), un centre de Bonnart était repris de la tête par Ben Arfa au second poteau (90e). Cette égalisation in extremis donnera certainement plus de forces pour le déplacement à Toulouse, le week-end prochain, pour des Marseillais bien bousculés dans la capitale lusophone.

Par Jean-Sébastien GROND
De Football.fr, à Lisbonne