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En 2012, on aimerait bien un bon parcours des Bleues aux Jeux Olympiques. (Reuters)
En 2012, on aimerait bien un bon parcours des Bleues aux Jeux Olympiques. (Reuters)

Nos vœux pour 2012

31/12/2011 à 10h04 - Mag

L'année 2011 laissera un bon souvenir au Barça, à Lille, au Borussia Dortmund et à beaucoup d'autres. Ceux qui ont gagné, ceux qui sont simplement remontés, et tous ceux qui ont vibré. Et voilà que 2012 frappe déjà à la porte. A la rédaction, nous nous sommes concertés pour définir ce que nous souhaitions pour ces 366 jours à venir (2012 sera bissextile). Ce que nous vous souhaitons, aussi, vous les amoureux du ballon rond. Bonne année !

Un bon parcours des Bleus à l'Euro 2012

Avouons-le, c'est quand même franchement mal barré pour l'équipe de France. Face à l'Espagne et l'Allemagne, mais aussi les Pays-Bas entre autres, les Bleus ont peu de chances de soulever le trophée lors du prochain championnat d'Europe des nations. Il y a certes du mieux depuis 2010 et Knysna, mais les troupes de Laurent Blanc restent d'un niveau nettement inférieur à celui des cadors européens qui, eux, n'ont pas dû repartir de zéro au dernier Mondial. La poule (Suède, Angleterre, Ukraine) reste tout de même abordable. Après, ça devrait sérieusement se corser. Mais bon, rêvons un peu. On sait le faire, ça, au moins.

L'OL ou l'OM en finale de la Ligue des champions

Y en a marre de "perdre avec panache", de "tomber avec les honneurs". D'accord, nos équipes françaises, ligotées par l'obligation de présenter des comptes équilibrés, ne peuvent pas vraiment rivaliser avec les ténors européens endettés jusqu'au cou. Mais un peu de hargne et plus d'abnégation seraient bienvenues, et qu'on en finisse avec cet éternel complexe d'infériorité, avoué ou non, justifié ou non. En 2010, l'OL est bien parvenu à se hisser jusqu'en demi-finale de la Ligue des champions. Et pourquoi ce ne serait pas possible cette saison ? Et si l'OM se défaisait aussi de l'Inter Milan ? Bien sûr, il manque de l'expérience aux deux équipes. Mais avec de la fougue, on peut s'imaginer voir l'une des deux équipes (ou les deux ?) se qualifier, sortir 180 minutes de feu en quarts et remporter la demie sur un exploit. Et puis, ce serait surtout bien pour notre indice UEFA.

Une médaille olympique pour les Bleues

En 2011, le grand public s'est épris de l'équipe de France féminine. Il y a ceux qui ont suivi le mouvement "anti-équipe-de-France-masculine-bouh-les-méchants-incultes-trop-payés". Et puis il y a ceux qui, simplement, ont aimé suivre les filles de Bruno Bini. Soit parce que, pour certains, Laure Boulleau et Gaëtane Thiney ont un joli minois, soit parce que ce foot-là est rafraîchissant, tout simplement. En plus, les Bleues ont accédé aux demi-finales, avant d'échouer au pied du podium. Rien que pour cela, on a envie qu'elles aillent plus loin aux Jeux Olympiques de Londres. Qu'elles soient aussi mieux considérées. Allez les Bleues, allez les Bleues !

La mise en place de l'arbitrage-vidéo sur la ligne de but

L'arbitrage-vidéo n'est plus un serpent de mer dans le monde du football. C'est devenu le monstre du Loch Ness. Néanmoins, la question de sa mise en place se pose. Doit-il hacher un match, se faire comme au tennis avec le système de challenges (possibilité de faire appel à la vidéo trois fois par mi-temps, sans griller de cartouche si l'appel était justifié) ou apparaître progressivement ? A la rédaction, on imagine plutôt ce dernier cas de figure. L'on commencerait par installer un système permettant de savoir si le ballon a vraiment franchi la ligne de but ou non. Concernant l'appréciation des hors-jeux, les puristes brandiront toujours l'argument de l'incertitude de ce sport. Le débat sera toujours enflammé. Mais que l'on mette d'abord en place la vidéo sur la ligne de but. On entrera enfin dans le vif du sujet.

La guérison des "historiques" malades

Nantes, Lens, Monaco, Strasbourg... La situation de ces clubs "historiques" fait peine à voir. En 2012, on espère qu'ils se reprendront. Que Nantes et Lens remontent vers le sommet de l'antichambre de l'élite, afin, pourquoi pas, de prétendre à la promotion, tant la Ligue 2 reste serrée jusqu'au bout. Pour Monaco, on ne croit plus guère à une remontée directe, tant la formation du Rocher est au plus mal, dernière du championnat avec 13 petits points au compteur. Elle n'a toutefois que trois unités de retard sur le premier non-relégable. Le maintien est encore largement possible. Trois échelons plus bas, en CFA2, l'on retrouve Strasbourg. Les Alsaciens ne seront pas de retour en Ligue 1 avant plusieurs années. Mais le chemin de la rédemption commence aujourd'hui.

Un "effet PSG" sur la Ligue 1

Le Qatar, Carlo Ancelotti, Javier Pastore, c'est joli. Ça fait plaisir au PSG. Mais surtout, ça pourrait être bénéfique au championnat tout entier. Les journaux italiens ne cessent de fantasmer sur le mercato du PSG et le club francilien est devenu la nouvelle curiosité du football européen. Du coup, on parle de plus en plus, et en bien, de la Ligue 1. Al-Jazeera a notamment acheté les droits télévisés. Tout ça devrait amener plus d'argent à l'élite française, et pourquoi pas de nouveaux investisseurs ? Il y a encore énormément de chemin à parcourir avant que la Ligue 1 ne devienne, pour les joueurs, aussi attractive que la Premier League. Mais il y a un début à tout. Pour l'heure, la concurrence lyonnaise, lilloise, montpelliéraine ou encore marseillaise s'attend à être écrasée. Mais demain ? Et si un nouveau milliardaire s'entichait de l'OL ou de l'OM, rien que pour donner un rival de poids au PSG ?

Un football français plus intelligent et plus technique

L'an dernier, nous militions déjà pour une formation française davantage basée sur la technique, et moins sur le muscle et la taille. On aimerait aussi que les clubs privilégient le recrutement de joueurs plus techniques, avec plus d'intelligence de jeu. Et que les équipes de Ligue 1 aient un esprit plus offensif, plus festif, au lieu de vouloir, pour beaucoup, "bétonner" quand elles mènent 1-0. On veut des entraîneurs qui n'aient pas froid aux yeux, qui soient prêts à prendre trois buts tant que leurs joueurs en marquent au moins quatre. "Je préfère gagner 1-0 que 5-4", pensent-ils la plupart du temps. On l'a trop souvent entendu. Ça suffit !

William-Alexandre PROUST
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