![]() "JPP" n'est pas aussi talentueux sur le banc que balle aux pieds. (Reuters) |
Papin, sursis ou fiasco05/03/2010 à 08h51 - Ligue 2 |
Jean-Pierre Papin, le technicien de Châteauroux, est peut-être à 90 minutes de jeu de la fin de sa carrière d'entraîneur. A la tête d'un collectif 18e de Ligue 2, le Ballon d'Or 1991 a annoncé qu'en cas de défaite face à Bastia, ce vendredi à l'occasion de la 27e journée de championnat, il présenterait sa démission et prendrait sa retraite. La Berrichonne part toutefois favorite face aux Corses, alors que "JPP" ne cache pas son mal-être et semble prêt à tout pour quitter rapidement le club castelroussin.
A quitte ou double. Vendredi soir sur les coups de 22 heures, la carrière d'entraîneur de Jean-Pierre Papin ne sera peut-être plus qu'un - mauvais - souvenir. Aux commandes de Châteauroux depuis le 29 décembre dernier, l'ancien international tricolore a mis sa tête en jeu. Si son équipe chute à domicile face à Bastia, pour le compte de la 27e journée de Ligue 2, "JPP" quittera le club castelroussin.
"On ne pourra pas changer les joueurs"
"Si je chute à Châteauroux, ma carrière d'entraîneur, c'est terminé. C'est le jeu, j'en connais les règles, a-t-il expliqué dans les colonnes de La Nouvelle République. Si on perd contre Bastia, on ne pourra pas changer les seize joueurs. Ça voudra tout simplement dire que je ne suis pas l'homme de la situation et que je présenterai ma démission." Las, Jean-Pierre Papin a également souligné le mauvais comportement de ses joueurs et leur manque de combativité. Et surtout, leur propension à jouer comme s'ils n'étaient pas conscients de la gravité de la situation que vit le club.
Dix-huitième du championnat, Châteauroux dégringole de journée en journée. Depuis le mois de novembre dernier, la Berrichonne n'a plus goûté aux joies du succès. Hormis lors de la réception d'Angers (2-0), le 19 janvier dernier. "JPP", lui, ne prend pas de risque démesuré puisque Bastia, lanterne rouge, ne s'est pas imposé à l'extérieur en match officiel cette saison. Mais l'environnement dans lequel évolue le Ballon d'Or 1991 le conduit à tout faire pour quitter le navire aussi vite que possible.
Après les échecs strasbourgeois et lensois...
"Châteauroux, ce n'est pas une ville, c'est un village! Tout le monde se mêle de tout. On parle trop, déplore-t-il. Pour l'intérêt du club, il faudrait que chacun reste à sa place. Sinon, on ne peut pas être bon dans ce qu'on a à faire. On ne peut pas changer comme cela les mauvaises habitudes, aujourd'hui on en fait les frais." Une colère noire qui semble le mener tout droit vers un troisième échec en trois tentatives dans sa carrière d'entraîneur professionnel.
Pourtant, sa première expérience dans un club de haut niveau est encourageante. A Strasbourg, en 2006-2007, l'ancien Marseillais emmène le Racing vers la remontée directe en Ligue 1. Mais une sombre affaire interne le pousse à la porte de la formation alsacienne. Soupçonné d'avoir approché Lens pour devenir entraîneur des Sang et Or la saison suivante, il n'est pas reconduit dans ses fonctions. Après quelques journées de championnat, il prend tout de même place sur le banc artésien. Pour finalement être relégué au mois de mai suivant, en échouant au passage en finale de la Coupe de la Ligue face au PSG (1-2), au terme d'une rencontre qui lui reste encore au travers de la gorge. Son défi castelroussin, néanmoins compliqué puisqu'il est arrivé en cours d'exercice, pourrait se finir dès vendredi soir en queue de poisson. Encore.
De Football.fr

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