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L'Argentin Lionel Messi n'a pas été tendre avec les Espagnols Sergio Busquets et Xavi, ses coéquipiers au Barça. (Reuters)
L'Argentin Lionel Messi n'a pas été tendre avec les Espagnols Sergio Busquets et Xavi, ses coéquipiers au Barça. (Reuters)

L'Espagne ébouillantée

08/09/2010 à 08h30 - International

Le retour sur Terre est difficile... Mardi soir, en Argentine, les champions du monde 2010 ont été durement ramenés à la réalité (4-1), et goûté ainsi leur première défaite depuis la belle épopée sud-africaine de juin dernier. L'Espagne a perdu pied contre une Albiceleste de gala et reçoit donc un avertissement peut-être bénéfique pour l'avenir.

C'était le match de gala le plus attendu à travers la planète football, bien plus que les nombreuses rencontres des éliminatoires de l'Euro 2012 disputées sur le Vieux Continent dans le même temps. Et, même si ce n'était qu'une opposition amicale, la rencontre entre l'Argentine et l'Espagne (4-1) n'a déçu personne à l'Estadio Monumental de Buenos Aires.

Reina, skieur frustré?

De l'autre côté des Pyrénées en revanche, ce n'était pas la même mayonnaise, mercredi matin au réveil. Le quotidien As parle de "gaffe monumentale" et enchaîne sur un jeu de mot espagnol "un chasco monumental" faisant une double référence à une blague et une désillusion. De son côté, Marca parle de "glissade monumentale" pour une Furia Roja qui "a subi une accumulation de malheurs". Tous ces titres font bien évidemment référence à la performance collective des champions du monde en titre autant qu'à l'erreur incroyable de José Manuel Reina en cours de match.

Titularisé en lieu et place d'Iker Casillas dans le but espagnol, l'habituelle doublure n'a pas su saisir sa chance, lui que certains n'hésitent pas à décrire comme le meilleur gardien de but de Premier League. On joue la la 34e minute de jeu lorsque, sur une passe en retrait anodine, le dernier rempart de Liverpool glisse au moment de vouloir dégager au pied. A l'affût, Carlos Tevez est plus prompt à se jeter sur le ballon pour faire trembler les filets adverses. Une boulette comme une autre, sauf qu'à cet instant de la partie, le score est sans appel (3-0).

Car, en début de match, Lionel Messi (10e), puis Gonzalo Higuain (13e), tous deux grand animateurs de la Liga espagnole, avaient pris soin de mettre en déroute l'arrière-garde ibérique sur de jolis mouvements au sol. Pour résumer, en une demi-heure de jeu, la grinta argentine avait eu raison d'une formation ibérique méconnaissable, et ce malgré les titularisations de Francesc Fabregas, Andrés Iniesta, David Villa, Xabi Alonso ou Sergio Busquets. Les buts en fin de match de Llorente (84e) et Agüero (90e) n'ont rien changé à la donne.

Digestion difficile pour l'Espagne?

Sur le papier, les hommes de Vicente Del Bosque avaient largement de quoi rivaliser avec celles de Sergio Batista, qui avait lui fait confiance à son équipe-type, agrémentée des deux revenants que sont Esteban Cambiasso, titularisé dans l'entrejeu avec Ever Banega et Javier Mascherano, et Javier Zanetti, positionné au poste d'arrière droit.

Et, le moins que l'on puisse dire, c'est que la partition collective de l'Albiceleste a été sans fausse note, au contraire de celle de la Furia Roja. Inutile de parler d'une forme de démotivation pour ce type de rencontre, cette excuse serait fortuite tant l'affiche était alléchante et donnait forcément envie aux joueurs. Toujours est-il que l'Espagne est complètement passée à côté de son sujet, pour connaître sa première défaite depuis son titre mondial glané en juillet dernier. Quelques jours plus tôt, le Liechtenstein avait pris l'eau à domicile (0-4) contre les Espagnols, qui ont donc rapidement été recadrés.

Pour leur 13e opposition commune, dont 12 en match amical, les deux équipes se sont livrées totalement et les Sud-Américains ont remporté leur 5e succès au total, autant que les Ibériques désormais, puisque deux nuls complètent ces statistiques historiques.

Sans être trop rigide, rencontre amicale oblige, quelques enseignements sont à tirer des deux côtés. L'Argentine, sous la tutelle de Sergio Batista, ressemble à un bloc bien plus équilibré et complet tactiquement qu'elle ne l'était sous les ordres du fantasque Diego Armando Maradona. Pour l'Espagne, c'est un véritable camouflet puisque l'équipe nationale n'avait plus encaissé 4 buts en un seul match depuis le 16 août 2000 et une visite amicale en Allemagne (4-1).

Marchena, 57 capes sans défaite

Comment expliquer un tel revers pour une équipe d'une telle qualité? Le titre de champion du monde a-t-il du mal à être digéré par Carlos Marchena et les siens? En 2006, au sortir de son sacre mondial, l'Italie avait chuté contre la Croatie (0-2), fait nul face à la Lituanie (1-1) et perdu en France (3-1) avant de se réveiller au détriment de l'Ukraine (2-0). En 2002, le Brésil n'avait remporté qu'un seul des cinq matches qui avaient suivi la victoire en Coupe du monde, le Paraguay (0-1) et le Portugal (2-1) réussissant même à scalper les n°1 de l'époque. En 1998, après la folle soirée du 12 juillet au Stade de France, les Bleus avaient concédé deux nuls, en Autriche (2-2) et en Islande (1-1) avant de retrouver le rythme... Pas de quoi trop s'inquiéter donc pour l'Espagne?

Quoi qu'il en soit, si le récital offensif de l'Argentine a été incontestable, la défaite marque la fin d'une époque pour trois joueurs de la Furia Roja. Ainsi, Carlos Marchena a vu sa série de matches sans défaite avec l'Espagne s'interrompre brutalement. Depuis 2003, le défenseur de Villarreal, sociétaire du FC Valence par le passé, est resté invaincu avec le maillot de la sélection pendant 57 rencontres, un record précédemment détenu par le Brésilien Garrincha. Cette défaite en Argentine est par ailleurs la toute première pour José Manuel Reina (21 sélections) et Alvaro Arbeloa (18 sélections).

Alban LAGOUTTE
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Amical - International
Jeudi 09 février 2012
CS Gaz Metan Medias 1 - 0 Gloria Bistrita
Krylya Samara 2 - 2 Zestaponi*
CSU Vointa Sibiu 0 - 0 Koge BK
Stromsgodset 2 - 4 Odd Grenland
CSKA Moscou 2 - 0 Poli AEK Timisoara
CFR Cluj 3 - 1 Kosice
Ceahlaul Piatra 0 - 4 Novara
Tom Tomsk 0 - 2 FK Velez Mostar
Targu Mures 0 - 0 Napredak
AGF Aarhus 2 - 0 FC Hjorring
Rapid Bucarest 1 - 1 Radnicki 1923
Dynamo Kiev 1 - 2 Rubin Kazan
HJK Helsinki 2 - 1 Orebro
Vendredi 10 février 2012
FC Dynamo Moscou - Guangzhou Pharmaceutical
Astra Ploiesti 4 - 0 Neman Grodno
Brasov 3 - 2 Ujpest FC
AaB Alborg 1 - 0 Vestjalland
SJK 0 - 2 Orebro
Dinamo Bucarest 1 - 1 PFC Ludogorets Razgrad
Ceahlaul Piatra 1 - 1 Chiasso
Hacken 2 - 1 Assyriska
Kongsvinger 3 - 2 Stabek
Start Kristiansand 3 - 0 Sandefjord
Fredrikstad FK 1 - 0 Sparta Sarpsborg
Sundsvall 3 - 0 Lulea
Samedi 11 février 2012
Lyngby 4 - 2 IFK Norrkoping
OB Odense 3 - 0 Naestved
HJK Helsinki 0 - 1 Djurgarden
Mjallby 1 - 0 Oster
Pandurii Targu Jiu 0 - 3 FK Skendija 79 Tetovo
AIK 3 - 1 Gefle
Atvidaberg 0 - 3 Kalmar FF
Viking FK Stavanger 2 - 1 Bryne
AB Copenhagen - Valerenga
Lillestrom 2 - 3 Honefoss
FC Vaslui 2 - 1 Debrecen VSC
CSU Vointa Sibiu - Luch-Energia
PFC Litex Lovetch 1 - 3 Kuban Krasnodar
Petrolul Ploiesti 2 - 1 Paks
CFR Cluj - Jagiellonia
Rapid Bucarest 2 - 1 CSKA Sofia
Dimanche 12 février 2012
Dinamo Bucarest Dinamo Bucarest Videoton FC Videoton FC
Lundi 13 février 2012
CSU Vointa Sibiu CSU Vointa Sibiu FK Buducnost Podgorica FK Buducnost Podgorica
Targu Mures Targu Mures Arsenal Kyiv Arsenal Kyiv
Astra Ploiesti Astra Ploiesti PFC Slavia Sofia PFC Slavia Sofia
Brasov Brasov Jagodina Jagodina
CFR Cluj CFR Cluj PFC Ludogorets Razgrad PFC Ludogorets Razgrad
Rapid Bucarest Rapid Bucarest FK Rudar Pljevlja FK Rudar Pljevlja