![]() L'Atlético remporte la première Supercoupe d'Europe de son histoire. (Reuters) |
L'Atlético se paye l'Inter27/08/2010 à 22h35 - International |
Loin d'être favoris au coup d'envoi, les joueurs de l'Atlético de Madrid se sont imposés face à l'Inter Milan, pourtant vainqueur de la dernière Ligue des champions, ce vendredi soir (2-0), et remportent la Supercoupe de l'UEFA. C'est le milieu offensif espagnol José Antonio Reyes qui a inscrit le premier but de cette rencontre, peu après l'heure de jeu (62e), avant que Sergio Agüero n'enterre les Italiens en fin de partie (82e). L'Inter Milan de Rafael Benitez ne pourra donc faire mieux que le Barcelone de "Pep" Guardiola et reste bloqué à 4 trophées glanés en une saison contre 6 pour les Catalans. Le film du match
A priori, Rafel Benitez va connaître les charmes de la presse italienne dès samedi matin. L'Espagnol a rencontré sa première désillusion en tant qu'entraîneur de l'Inter Milan, en s'inclinant face à ses compatriotes de l'Atlético de Madrid en Supercoupe de l'UEFA (2-0). Un trophée dont le lustre reste discutable mais que les fans nerazzurri n'auraient sans doute pas renié. Il aurait permis au club lombard de se rapprocher du Barça de Guardiola et ses six trophées en une saison. Malheureusement, et après une partie qui ne restera que dans les mémoires des supporters madrilènes, l'Inter reste bloqué à quatre.
L'Inter incapable d'élever son niveau
Pressante et visiblement décidée à imposer sa patte d'emblée, la troupe de Benitez se lance à l'offensive. Sneijder est à la baguette et le duo Eto'o-Milito paraît bien en jambes. Le Néerlandais arme même une belle reprise dans les premiers instants mais ne trouve pas le cadre de De Gea (1e). Mais l'Atlético sort de sa torpeur et ne se laisse pas impressionner. Au sortir d'une saison décevante, "Kun" Agüero a beaucoup à prouver. L'Argentin est remuant et est mis à terre par Chivu en pleine surface. Les Madrilènes auraient dû alors bénéficier d'un penalty (6e). Bien entamée, la partie s'enfonce ensuite dans un faux rythme, que seul Samuel Eto'o parvient à perturber d'une frappe trop croisée (31e).
Le deuxième acte n'est pas beaucoup plus emballant. Les spectateurs de Louis-II assistent à un festival de passes ratées qui rappelle que la saison n'a pas encore démarré pour les 22 acteurs. Diego Forlan, herculéen lors du Mondial en Afrique du Sud, ne peut pas prendre le jeu à son compte et évolue avec moins de liberté et d'aisance que cet été. Mais ce sont les Lombards qui déjouent le plus. José Antonio Reyes se heurte une première fois à Julio Cesar, fraîchement élu meilleur gardien d'Europe, malgré un bel enroulé du gauche (58e). Stankovic et consorts sont dépassés et accusent le coup. Le même Reyes en profite quelques instants plus tard. Sur un bel une-deux avec Agüero, l'ancien Gunner prend sa chance des 16 mètres et trompe le portier brésilien (1-0, 62e).
Agüero en grande forme
Malgré l'entrée de Pandev, l'Inter est incapable de réagir et les joueurs peinent à répondre positivement aux consignes de l'ancien homme fort des Reds. Toujours aussi agressifs mais auteurs de fautes plus flagrantes qu'à l'accoutumée, la défense italienne n'est pas au mieux. Les Matelassiers profitent alors d'une nouvelle baisse d'intensité de la partie pour plier la rencontre. Plutôt discret jusque là, Simao adresse un véritable caviar en retrait à l'intenable Agüero qui n'a plus qu'à pousser la ballon au fond des filets (2-0, 83e). Si l'Argentin maintient ce niveau de forme toute la saison, il risque de faire de l'ombre à son prestigieux partenaire uruguayen... Les Milanais ont l'occasion de réduire l'écart à quelques instants du terme lorsque Raul Garcia met Cambiasso au sol dans la surface. Comme un symbole, Diego Milito, héros de la saison passée, voit sa tentative repoussée par De Gea (88e).
Peu séduisants, les joueurs de l'Inter laissent filer ce trophée honorifique et font planer quelques incertitudes quant à leur capacité à reproduire leur incroyable saison dernière. L'Atlético, quant à lui, se prend à rêver d'un exercice plus favorable en Liga, pour, pourquoi pas, venir titiller les monstres sacrés du Real et du Barça.

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