![]() Pastore est le plus gros transfert de l'histoire du championnat de France. (Reuters) |
Ils ont marqué 201129/12/2011 à 08h25 - International |
Beaucoup d'acteurs du monde du football ont marqué une année 2011 riche en émotion. Difficile de n'en retenir que dix, même si certains s'imposent comme une évidence. A commencer par Lionel Messi, toujours aussi incontournable, comme son alter-ego du Real Madrid, Cristiano Ronaldo. Mais il y a aussi Carlos Tevez qui se sera fait remarquer pour ses prestations remarquables sur le terrain, mais aussi pour son mauvais comportement en dehors. En France, Rudi Garcia avec le Losc, et Bruno Bini avec l'équipe de France féminine nous auront fait rêver avec leur jeu.
Les joueurs
Javier Pastore
Quarante-deux millions. C'est le prix qu'a coûté Javier Pastore au Paris Saint-Germain. L'Argentin est donc à ce jour le joueur le plus cher de l'histoire du championnat de France (en attendant Pato ?). Si ses premières prestations ont fait taire les plus sceptiques, ces derniers ont désormais le sourire tant l'ancien de Palerme semble en-deçà de son potentiel. Première grosse pointure du "nouveau" PSG, il devra sensiblement augmenter son rendement sous peine d'entendre de nouveau les sifflets tomber des travées du Parc des Princes. Forcément, quand on vaut 42 millions, on est scruté, épié. et ses déclarations maladroites dans la presse ne sont pas pour l'aider...au contraire. L'arrivée de poids lourds au sein du club en 2012 lui permettra-t-elle de se remettre en question ?
Lionel Messi
Plus les années passent et plus l'Argentin est incontournable. Ballon d'Or en 2010, il devrait de nouveau recevoir le trophée suprême pour ce qu'il a accompli durant l'année 2011. Liga, Ligue des Champions, Mondial des clubs, l'Argentin aura brillé dans toutes ces compétitions et arrive à maintenir son niveau de jeu, année après année. Simplement impressionnant.
Cristiano Ronaldo
Le Soulier d'Or européen n'a remporté "que" la Coupe du Roi cette saison et aura encore une fois vécu dans l'ombre du FC Barcelone et de Lionel Messi. Mais cela ne l'empêche pas pour autant d'inscrire des buts. Quarante-deux en Liga, c'est un nouveau record pour l'ancien mancunien. C'est toujours ça que "la Pulga" n'aura pas.
Carlos Tevez
L'Apache avait déjà défrayé la chronique en 2009 lorsqu'il quittait Manchester United pour City, le rival. En cette année 2011, pourtant prolifique en but, l'Argentin a récidivé en faisant parler de lui principalement à ccause de son comportement le 27 septembre dernier. En effet, lors de la 2e journée de Ligue des champions contre le Bayern Munich, Carlos Tévez, remplaçant en début de partie refuse tout bonnement d'entrer sur la pelouse à la demande de Roberto Mancini, son entraîneur. Dès le lendemain, Manchester City entame une enquête et suspend son joueur pour deux semaines. Il se verra également infliger une amende de 1,15 millions d'euros. Depuis ce jour, l'entraîneur italien s'est refusé d'offrir la moindre minute de jeu à Tevez. Lequel est même prié de se trouver un nouveau club. L'AC Milan, les Corinthians et le PSG sont actuellement sur les rangs.
Les techniciens
Rudi Garcia
Le coach du Losc a apporté un vent de fraîcheur sur la Ligue 1: il a démontré qu'il était possible de remporter des titres en proposant un football alléchant. Malgré une élimination décevante en Ligue des champions cette saison, les Dogues sont toujours à l'affût en championnat et pourraient bien refaire le même coup que l'année dernière, à savoir faire le doublé coupe-championnat. Avant de rentrer dans le Grand Stade la saison prochaine, ce serait un petit bonus que ne renierait pas le président Michel Seydoux.
Bruno Bini
La Coupe du monde féminine 2011 aura permis au grand public de découvrir une alternative au football masculin. Mieux, le joli parcours de nos Bleues aura offert son lot d'émotions. Quasiment inconnues, les protégées de Bruno Bini ont réussi à se hisser jusqu'en demi-finale alors que personne ne les voyaient faire meilleur performance que les Quarts. Une performance louable également à leur entraîneur qui n'a cessé de croire en son groupe. Du coup, le natif d'Orléans se retrouve finaliste pour le prix d'entraîneur féminin de l'année, en compagnie de Norio Sasaki (Japon) et de Pia Sundhage (Suède).
Antoine Kombouaré
Son retour au PSG n'aura duré deux saisons et demi. Malgré des résultats plus qu'honorables, "Casque d'or" aura pâti de la nouvelle politique du club: du clinquant, rien que du clinquant ! Jusque-là, il avait pourtant mené le PSG à la 4e place et en finale de la Coupe de France avec un effectif incomplet, lors de l'exercice 2010-2011. Et sur la première partie de la saison actuelle, le Kanak a fait du PSG un leader assuré. Mais, les éliminations de la Ligue Europa et de la Coupe de la Ligue auront eu raison de sa présence à la tête du club. C'est Carlo Ancelotti qui finira le boulot. "AK" pourra (peut-être) se consoler avec les 2,5 millions d'euros empochés suite à son licenciement.
José Mourinho et Pep Guardiola
Les entraîneurs des deux plus grands clubs espagnols ont été inséparables durant cette année 2011. A six reprises, leur deux équipes se sont affrontés, pour un bilan clairement à l'avantage du Catalan. Car si José Mourinho n'a jamais su trouver la faille sportivement, il a fait le spectacle en conférence de presse. La plus mythique restera celle de l'élimination en demi-finale de la Ligue des champions, ou il répetera à plus de 30 reprises le mot "Por que?" (pourquoi), accusant à demi-mot les Barcelonais d'être favorisés par l'UEFA.
Les dirigeants
Leonardo
La classe à l'italienne, le gendre idéal...autant de caractéristiques qui peuvent résumer l'étalon italien qu'est Leonardo. Pourtant, il n'aura pas fait dans la dentelle au moment de licencier Antoine Kombouaré, un ancien de la maison PSG. A vrai dire, il ne lui aura jamais prouvé un soutien débordant. Pendant que Paris se démenait sur les prés hexagonaux, l'ancien milieu de terrain de la capitale s'affairait en coulisse pour trouver le remplaçant du Kanak. Son retour au club, qui devait s'annoncer des plus remarquables semble tourner au vinaigre et de nombreuses voix ont commencé à s'élever, du côté des supporters, pour réclamer une stratégie plus en douceur. Son patron Al-Khelaïfi ne l'entend sûrement pas de cette oreille. La barrière de la langue ?
Sepp Blatter
Le président de la FIFA devient vieux et cela commence malheureusement à se voir. Au coeur du plus grand scandale de corruption que la direction du football mondial ait connu avec les attributions des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et surtout au Qatar, Sepp Blatter en a rajouté en déclarant à la télévision anglaise qu'"il n'y avait pas de racisme dans le football". Mais il ne s'en est pas arrêté là, cette année 2011 lui étant visiblement une grande source d'inspiration. Après la Coupe du monde féminine de football, le président suisse avait déclaré que le football féminin serait plus suivi si "les shorts étaient plus courts et les maillots plus moulants." Des propos d'une grande finesse que les amateurs de football ne devraient plus avoir à supporter très longtemps, puisque le dirigeant effectue son dernier mandat.

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