![]() Guus Hiddink quitte la Russie pour prendre en main la Turquie.(Reuters) |
Hiddink au chevet de la Turquie17/02/2010 à 15h40 - International |
Ce mercredi, la Fédération turque a annoncé que Guus Hiddink, l'actuel sélectionneur de la Russie, allait prendre en main l'équipe nationale de Turquie à compter du mois d'août prochain. La réputation et les qualités du Néerlandais parviendront-elles à redorer le blason des Bosphoriens, terni par leur non-participation à la prochaine Coupe du monde en Afrique du Sud ?
Guus Hiddink va goûter au changement de climat, et dans tous les sens du terme. Après quatre années passées à la tête de la Fédération de Russie, l'ancien entraîneur du PSV Eindhoven s'apprête à s'occuper du cas de la bouillonnante Turquie. Cette dernière reste sur un retentissant échec lors des qualifications pour la Coupe du monde 2010. Fatih Terim et sa formation étaient pourtant attendus en barrages, au vu de la relative facilité de leur groupe, composé de l'Espagne, la Belgique, l'Arménie, la Bosnie-Herzégovine et l'Estonie. Demi-finaliste du dernier Euro et troisième du Mondial 2002, l'ex-Empire ottoman termine troisième de sa poule, derrière le grand favori espagnol et la surprenante équipe bosnienne. Un affront mal vécu du côté d'Istanbul et qui a bien évidemment coûté sa place à l'ancien technicien de Galatasaray et de l'AC Milan.
Hiddink, une réputation qui n'est plus à faire
Lorsqu'une équipe est mal en point, décevante ou cherche à grandir, quoi de plus naturel que de s'en remettre au docteur Hiddink ? Le coach de 63 ans n'en est pas à son coup d'essai. Il offre sa seule Ligue des champions à l'inattendu PSV Eindhoven en 1988, emmène la Corée du Sud en demi-finale de son Mondial en 2002, manque d'atteindre les quarts de finale de la Coupe du monde 2006 avec l'improbable Australie en raison d'une erreur d'arbitrage favorable à l'Italie, et remporte la FA Cup avec Chelsea où il était arrivé dans le rôle de pompier, ne perdant en demi-finale de Ligue des Champions contre Barcelone que sur un but d'Iniesta dans les ultimes instants. Entre-temps, six titres de champion des Pays-Bas et quatre coupes nationales avec le PSV, ainsi qu'une Coupe Intercontinentale lors de son passage au Real Madrid en 1998 et un statut de demi-finaliste du Mondial français de la même année. Un palmarès et des performances brillantes, qui font d'Hiddink l'un des entraîneurs les plus estimés de la planète football.
Dernière performance de poids en date pour le "Sorcier de Varsseveld", les demi-finales de l'Euro 2008 avec la Russie. Sous la houlette de Guus Hiddink, les partenaires d'Andrey Arshavin développent un football de grande facture, et ne doivent leur élimination qu'à l'infortune de jouer l'imbattable équipe espagnole en demi-finale. Principal fait d'armes d'Hiddink durant cet Euro: la victoire en quarts de finale contre sa nation, les Pays-Bas (3-1 après prolongation).
Fin d'aventure difficile avec la Russie
Cependant, une question se pose. La magie Hiddink opère t-elle toujours ? Car à la surprise générale, les Russes ne participeront pas à l'aventure sud-africaine. Placée dans le groupe 4 en compagnie de l'Allemagne, la Finlande, le Pays de Galles, l'Azerbaïdjan et le Liechtenstein, la 12e nation au classement Fifa a terminé seconde derrière la Mannschaft. Opposés en match de barrage à une équipe de Slovénie à leur portée, les Russes, Hiddink en tête, ont échoué dans leur mission passant étonnamment à côté de l'évènement. Victorieux à l'aller à Moscou, 2 buts à 1, les Slaves se sont inclinés 1-0 à Ljubjana, victimes du but à l'extérieur.
Après ce cuisant échec, celui qui fut milieu de terrain au PSV Eindhoven dans les années 70 annonce qu'il quittera la sélection à la fin de son contrat, en juin 2010. Dès lors, des rumeurs l'envoient aux quatre coins du globe, aussi bien dans un club que dans une sélection nationale. "J'aimerais entrainer en Angleterre à nouveau", déclare Hiddink dans des propos rapportés par le site internet du Sunday Express, le 16 janvier dernier. Problème, aucun membre du Big Four ne recherche d'entraîneur. Pas même Chelsea où l'homme a laissé une trace fugace mais indélébile.
C'est donc le défi turc que va désormais devoir relever le Néerlandais. La Fédération lui a déjà attribué deux adjoints, Oguz Cetin et Engin Ipekoglu, ainsi que la promesse d'un contrat de quatre ans, assorti d'un salaire annuel de près de 3,75 millions d'euros. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les émoluments astronomiques de Guus Hiddink ne semble pas poser problème en Turquie. Dès l'annonce de son arrivée pour août prochain, un grand nombre de stambouliotes s'est réuni dans le quartier populaire de Taksim Square pour célébrer la venue de celui qu'ils considèrent comme la garantie d'un avenir international radieux. Reste à savoir si la mayonnaise prendra entre le placide Hiddink et la fougueuse et passionnée mentalité turque. Réponse dans les prochains mois avec les qualifications pour l'Euro 2012, où les coéquipiers du Toulousain Kazim affronteront l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan.
De Football.fr

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