![]() Comme Ronaldo en février dernier, Roberto Carlos mettra un terme à sa carrière en décembre 2012. (Reuters) |
Bientôt la fin pour Roberto Carlos30/01/2012 à 13h09 - International |
A 38 ans et après deux décennies d'une carrière où il se sera forgé un beau palmarès, Roberto Carlos, actuellement capitaine de l'Anzhi, a annoncé, à Marca, qu'il raccrocherait les crampons en décembre 2012. Latéral gauche rapide et frappeur hors-pair, il aura marqué le monde du ballon rond en étant dans la lignée des latéraux offensifs auriverde.
Fabien Barthez se souvient encore de ce mois de juin 1997 lorsque, pendant le France-Brésil comptant pour le Tournoi de France, Roberto Carlos décocha un coup-franc de l'extérieur du pied à la trajectoire dont lui seul avait le secret. Le ballon semblait filer complètement hors cadre quand soudainement il replongea au dernier moment dans les buts du portier des Bleus. A cet époque, le latéral gauche n'était qu'au début de sa longue carrière internationale.
Quinze ans plus tard, il a annoncé qu'il mettrait un terme à sa carrière à la fin 2012 dans un entretien accordé à Marca. Actuellement capitaine de l'Anzhi Makhachkala dont il a été l'entraîneur d'octobre à décembre dernier, la flèche auriverde a expliqué sa décision au quotidien espagnol: "C'est le moment de raccrocher... Je joue depuis de nombreuses années et mon corps n'en supportera pas davantage. Je suis préparé à ce moment et mes nouvelles responsabilités ne vont pas me laisser le temps de m'attrister". En effet, il ne s'éloignera pas pour autant des terrains puisqu'il conservera une place de choix dans l'encadrement du club russe. "Mon contrat comme joueur de l'Anzhi se termine en juin 2013. Mais en décembre, j'ai la possibilité d'arrêter de jouer. Après, je resterai au club comme adjoint du président Suleiman Kerimov. Il m'a demandé de l'aider à renforcer la structure du club pour les 10 prochaines années."
Un palmarès hors norme
Mais Roberto Carlos ce n'est pas seulement une fin de carrière dans l'Eldorado russe. C'est une Coupe du monde, trois Ligue des champions avec le Real Madrid, 370 rencontres de Liga sous le maillot merengue et 125 sélections avec le Brésil entre autres. Latéral gauche parfois déconcertant mais souvent ébouriffant offensivement, le joueur formé à l'Uniao Sao Joao a connu le parcours typique du Brésilien venant en Europe. D'abord passé par un des grands clubs locaux, Palmeiras, il est transféré à l'Inter Milan en 1995 mais, jugé trop peu rigoureux défensivement, les Lombards décident de ne pas le conserver malgré une bonne saison (30 matches en Serie A, cinq buts). Du pain béni pour le Real Madrid qui saute sur l'occasion et l'enrôle pour six millions d'euros pendant l'été 1996. On redécouvre alors le joueur fougueux, court sur patte, techniquement très doué et qui se projette très vite vers l'avant. Vainqueur de la coupe aux grandes oreilles dès sa deuxième saison sous la tunique madrilène(face à la Juventus de Zidane) puis en 2000, Roberto Carlos offre le but de la victoire à ZZ en 2002 contre Leverkusen d'un centre à l'aveugle que le numéro 5 fructifiera à merveille.
Le millésime 2002 est d'ailleurs l'heure de la consécration pour l'Auriverde. Pendant de Cafu sur son côté gauche, il remporte la Coupe du monde et termine deuxième du Ballon d'Or derrière son compatriote Ronaldo. Rarement blessé jusqu'en 2005, son niveau baisse peu à peu et il connaît alors plusieurs petits coups d'arrêt qui vont le gêner dans sa fin de carrière. Après 23 titularisations en Liga et une élimination en quarts de finale du Mondial par la France, il décide de filer vers Fenerbahçe où il restera deux saisons et demie, avant de retourner dans son pays natal avec son copain Ronaldo aux Corinthians. Alors qu'il semble vouloir raccrocher définitivement les crampons, l'appât du gain et le "challenge sportif" de l'Anzhi le convainquent de rallier la Russie pour un dernier baroud d'honneur. Joueur puis entraîneur-joueur, il a désormais décidé de rejoindre les rangs de l'encadrement sportif pour en devenir à terme président. Après Il Fenomeno, le football brésilien perd une autre de ses légendes.

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