![]() Le président de la Fifa Sepp Blatter semble avoir mûri sa réflexion sur l'abitrage vidéo. (Reuters) |
Arbitrage vidéo, la révolution en marche?11/08/2010 à 20h00 - International |
La question de la vidéo dans le football revient sur le devant de la scène. Et l'on pourrait bien s'acheminer vers un pas capital dans ce domaine. La Fédération internationale de football (Fifa) et son président Sepp Blatter, connus pour leur réticence à l'égard de l'utilisation de procédés technologiques pour assister l'arbitrage, viennent en effet d'inscrire à l'ordre du jour de leurs discussions d'octobre prochain la problématique de la vidéo sur la ligne de but.
Le débat sur la vidéo pourrait bien avoir pris un tournant décisif. Jusqu'alors, les pontes du football mondial s'étaient toujours montrés réfractaires à ce sujet, malgré des contestations croissantes dans le microcosme du ballon rond. En décidant d'inclure cette hypothèse au programme des discussions de la prochaine réunion de la commission des règles du jeu de l'International Football Association Board (IFAB), prévue en octobre, la Fifa a assurément donné un premier signe d'ouverture.
Le Mondial en déclencheur?
Alors que le débat à propos de la vidéo semblait s'enliser, les partisans du "Pour" et du "Contre" restant campés sur leurs positions, les erreurs d'arbitrage entrevues à l'occasion de la Coupe du monde sud-africaine ont remis l'épineuse querelle à l'ordre du jour. La réalisation hors-jeu de Carlos Tevez en huitièmes de finale lors de la rencontre Argentine-Mexique, précédant l'invraisemblable but refusé à Frank Lampard et aux Anglais face à l'Allemagne, ont marqué les esprits. A l'heure où d'autres disciplines mettent à profit les procédés techniques à leur disposition, avec un succès certain, les grandes instances footballistiques ont dès lors effectué un pas dans le sens de la discussion.
Si le président de l'Uefa, Michel Platini, reste inflexible, estimant que la vidéo est néfaste et qu'il faut en rester à un football "humain", Sepp Blatter a quelque peu évolué dans sa réflexion. Après les bévues arbitrales au Mondial, le président de l'instance suprême avait présenté ses excuses aux fédérations concernées, avant de parler ouvertement de la possibilité d'avoir recours à la technologie: "Il est évident qu'après ce que nous venons de vivre, ce serait ridicule de ne pas rouvrir le dossier de l'aide par la technologie", précisant au passage qu'il souhaitait restreindre cette possibilité à la ligne de but.
Le chantier de l'arbitrage
Les hautes autorités du football international semblent ainsi avoir bien pris conscience de la nécessité de s'attaquer en profondeur au vaste chantier que représente l'arbitrage. L'idée de la présence de cinq hommes en noir sur le terrain, un dispositif déjà mis à l'épreuve la saison dernière en Ligue Europa, fait son chemin. Pour l'exercice à venir, le Board a autorisé neuf compétitions à user de ce procédé, parmi lesquelles la Ligue des champions, la Ligue Europa et la Coupe de la Ligue française.
L'implantation de la vidéo pourrait ainsi être un complément idéal et une évolution cruciale dans le programme voué à améliorer la qualité de l'arbitrage. Lors de sa réunion d'octobre, l'IFAB étudiera les propositions de plusieurs firmes, qui présenteront des produits destinés à évaluer la validité d'un but. En 2008, le même organisme avait décidé de suspendre les travaux concernant ce recours. Cette nouvelle ouverture pourrait cette fois sonner le début d'une petite révolution dans le monde du ballon rond. Ou alors être un nouveau coup d'épée dans l'eau...

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