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Grâce à une seule réalisation de Giuly (16e), le PSG s'est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de France contre Vesoul. (Reuters)
Grâce à une seule réalisation de Giuly (16e), le PSG s'est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de France contre Vesoul. (Reuters)

Paris, le minimum syndical

09/02/2010 à 22h36 - Coupe de France

Catastrophique en championnat avec quatre revers en autant de matches en 2010, le Paris Saint-Germain est encore en course en Coupe de France après avoir disposé de Vesoul, club de CFA, en huitièmes de finale de la doyenne des compétitions françaises (0-1). Malgré l'expulsion de Stéphane Sessegnon, après un vilain geste d'humeur, et celle de sa "victime" Cédric Paul, coupable d'avoir amplifié la faute (71e), le PSG s'est imposé grâce à une réalisation de Ludovic Giuly en début de match (16e). Un quart de finale attend désormais les Franciliens. Le match en direct

A défaut d'être bien classé en Ligue 1 avec une piètre 15e place et une dernière défaite contre Lorient au Parc des Princes qui a beaucoup remué le club en interne (0-3), le PSG peut toujours espérer sauver sa saison en décrochant une 8e Coupe de France dans l'histoire du club. En déplacement à Vesoul, les Franciliens ont donc franchi, sans être géniaux, ce 8e de finale de la Coupe de France. Et Antoine Kombouaré pourra toujours se remémorer les expériences passées de son équipe dans cette compétition pour y trouver des motifs d'espoirs. En 1998 et 2006, les Rouge et Bleu avaient ainsi décroché le trophée alors que le club avait conclu ces exercices dans le ventre mou du classement. A ce stade de la saison, un scénario identique serait le moindre mal pour un club qui joue avec les nerfs de ses supporters.

Ceara à gauche, Armand sur le banc...

Le PSG est bien conscient que cette compétition, dont le tirage lui a toujours été favorable cette saison avec les réceptions d'Aubervilliers et Evian lors des 32e et 16e de finale, est maintenant le plus court chemin pour l'Europe. Le club de la capitale peut d'ailleurs toujours espérer négocier un déplacement à Quevilly, qui a éliminé une pâle équipe rennaise sur la plus petite des marges ce mardi soir (1-0), en quarts. A Vesoul, Antoine Kombouaré avait décidé de modifié légèrement le visage d'une équipe qui avait sombré en moins de temps qu'il ne faut pour le dire contre Lorient dans son antre du Parc des Princes.

"Casque d'Or" laissait donc Sylvain Armand sur le banc de touche, lui préférant Ceara en arrière gauche, alors que Giuly occupait le couloir droit et, Stéphane Sessegnon, le flanc gauche. Auteur d'une bonne entrée en jeu contre les Merlus, l'ancien joueur expérimenté de la Roma ou du FC Barcelone, a de nouveau enlevé une belle épine du pied de son équipe. Car, si le PSG a finalement ouvert la marque sur l'une de ses premières incursions dans la surface adverse, force est également de constater que Paris n'a pu dominer outrageusement un club qui végète dans les bas fonds du groupe A de la CFA. En lutte pour le maintien, les Vésuliens pouvaient quant à eux prendre cette rencontre comme une belle bouffée d'oxygène dans une saison somme toute galère.

Et le Vesoul Haute-Saône Football était d'ailleurs la première formation à fourbir ses armes par son Camerounais Jacques Etonde-Ebelle. L'attaquant plaçait ainsi depuis l'angle gauche de la surface un premier tir au ras du montant d'Edel (6e). Bien conscient d'avoir baissé pavillon trop tôt contre Lorient, le PSG répliquait cette fois-ci immédiatement par son Béninois Stéphane Sessegnon, qui exécutait un corner parfaitement repris en pivot par Ngoyi. Si Johann Mouge, le jeune portier de 20 ans, détournait ce premier ballon chaud sur sa ligne (8e), il ne pouvait rien sur l'occasion suivante. A peine le premier quart d'heure de jeu terminé, Ludovic Giuly profitait d'une déviation de la tête de Guillaume Hoarau et d'un relais avec Stéphane Sessegnon pour régler la mire (0-1, 16e).

Sessegnon voit rouge

A 1-0 sur une pelouse en synthétique sur laquelle les Parisiens ont peu l'habitude de jouer malgré un terrain d'entraînement équivalent au Camp des Loges, le club de la capitale gérait ensuite tranquillement son avantage jusqu'à la pause. Après le repos, Paris n'était pas pour autant à l'abri d'un retour des Vésuliens qui jouaient leur dernière carte à fond. Défenseur central, Michaël Maire se présentait même à l'entrée de la surface pour placer une frappe qui rasait la barre transversale d'Edel (68e). Déjà nerveux au coup d'envoi, Stéphane Sessegnon était quant à lui expulsé pour un geste d'humeur sur Cédric Paul, qui en rajoutait également sur la tentative de "cravate" du Béninois. Les deux hommes, exclus, en étaient finalement quitte pour entrer au vestiaire prématurément et s'expliquer en privé.

Devant le pauvre fond de jeu déployé par Paris, certains supporters s'amusaient également à rappeler que Colony Capital n'était plus le bienvenu dans la Ville Lumière. Sur le terrain en revanche, rien à signaler si ce n'est un dernier frisson pour Kombouaré et ses hommes sur un tir dans un angle fermé de Djebali (82e). Paris est encore en course en Coupe de France et ce n'est déjà pas si mal. D'autres formations mal classées en championnat comme Nice, Le Mans ou Grenoble ne peuvent pas en dire autant. La Coupe de France a toujours eu une saveur particulière pour une équipe régulièrement pointée du doigt.

Grégory HANGARD
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