![]() Dangereux, Pino a manqué de réalisme pour pouvoir surprendre le PSG. (Reuters) |
Monaco-PSG, les notes02/05/2010 à 00h08 - Coupe de France |
Le Paris Saint-Germain a remporté la huitième Coupe de France de son histoire aux dépens de l'AS Monaco (1-0), samedi soir au Stade de France. C'est Guillaume Hoarau qui a donné la victoire aux hommes d'Antoine Kombouaré en prolongation (105e), en reprenant une frappe de Jallet repoussée par Ruffier. Le PSG disputera la Ligue Europa la saison prochaine. Voici les notes des joueurs.
PARIS SAINT-GERMAIN
Apoula Edima EDEL: 7
S'il s'est parfois montré fébrile dans les sortie aérienne ou sur ses prises de balle, il a fait le job en écartant par deux fois le danger devant Pino (43e, 55e). Il a soulagé sa défense en fin de rencontre.
Christophe JALLET: 7
Son duo avec Giuly fonctionne à merveille et leurs dédoublements ont donné le tournis à Traoré. Solide défensivement, il a toutefois baissé de pied en seconde période, avant de se montrer décisif sur le but parisien (105e+2). Sort sous une ovation et laisse sa place à Sammy TRAORE.
Mamadou SAKHO: 6,5
Plus serein que son compère Camara, il s'est attelé à empêcher Park de tourner en rond et sa puissance à annihiler nombre d'actions monégasques. Sur l'une de ses montées, il a vu Pino repousser sa frappe sur sa ligne (14e).
Zoumana CAMARA: 5
Parfois un peu fébrile, il a parfois semblé perdu sur la pelouse du Stade de France. S'il prend un petit pont par Pino dans la surface (43e), il a repris confiance après la pause.
Sylvain ARMAND: 5
S'il a débuté son match sur les chapeaux avec une belle frappe du droit (13e), il s'est ensuite peu à peu éteint, ne montrant le bout de son nez que très rarement sur le front offensif.
Ludovic GIULY: 6,5
Avec Erding, c'est lui qui a animé l'attaque parisienne. Auteur d'une splendide frappe détournée par Ruffier (15e), il a martyrisé Traoré. Moins saignant après la pause, il est remplacé sous les applaudissements par Peguy LUYINDULA.
Claude MAKELELE: 7,5
Toujours aussi roublard, il a récupéré un nombre incalculable de ballons. Présent aux quatre coins du terrain, le capitaine parisien a fait honneur à son statut, pour ce qui était sans doute le dernier grand match de sa carrière.
Jérémy CLEMENT: 4,5
Franchement plus discret que son partenaire à la récupération, il n'a jamais su exister dans l'entre-jeu. Souvent en retard, son nombre de ballons récupérés peut se compter sur les doigts de la main et ses passes vers l'avant sur une seule.
Stéphane SESSEGNON: 3,5
Si Paris est si peu passé dans le couloir gauche, c'est qu'il n'y a pas souvent été efficace, ni présent. De plus, ses coups de pied arrêtés ont rarement trouvé leur cible.
Mevlut ERDING: 6,5
Nettement plus en vue que son partenaire d'attaque, il a multiplié les appels dans le bon tempo et les gestes de classe. N'a manqué que la finition dans ses duels (28e, 41e), avant de voir sa frappe repoussée par la barre (82e). Remplacé par Marcos CEARA.
Guillaume HOARAU: 5,5
Lui aussi souffre de la comparaison avec son partenaire. S'il s'est escrimé à remettre des ballons propres, ses remises n'ont que trop rarement été efficaces, tout comme ses contrôles. Il est toutefois au bon endroit sur le but et offre le trophée à son club.
AS MONACO
Stéphane RUFFIER: 7
Il dégage énormément de puissance et de sûreté. Décisif sur la frappe de Giuly (15e), puis en duel face à Erding (28e), il repousse l'échéance sur le but parisien. Le Basque se place clairement pour une place dans l'avion partant vers l'Afrique du Sud.
François MODESTO: 5,5
Plutôt tranquille dans son couloir droite face au fantôme de Sessegnon, il a tranquillement géré son match. En revanche, il n'a jamais pris de risques et n'a que très peu soutenu ses milieux ou attaquants.
Cédric MONGONGU: 4,5
S'il joue beaucoup sur son physique, il est parfois limite dans les duels, à l'image de son avertissement (105e). Il oublie Hoarau sur le but.
Sébastien PUYGRENIER: 5,5
Il a longtemps régné en défense, malgré quelques oublis. Il a la plupart du temps pris le dessus de la tête sur ses adversaires, notamment Hoarau, mais doit finalement baisser pavillon en fin de rencontre.
Djimi TRAORE: 4,5
Son début de match a semblé un enfer pour lui. Victime des dédoublements de Giuly et Jallet, il ne savait plus où donner de la tête. Il a repris confiance au fur et à mesure du match, avant de laisser s'échapper Jallet sur le but.
Juan Pablo PINO: 6
Intermittent du spectacle, il a commencé son match en sauvant les siens sur sa ligne (14e), avant de montrer l'étendu de sa talent, même s'il a finalement toujours trouvé Edel sur sa route (43e, 55e). Remplacé par Moussa MAAZOU.
Eduardo COSTA: 5
S'il a débuté son match avec force et volonté, son impact s'est limité à un rôle de vigie devant la défense et il n'a jamais suivi ses récupérations. Il laisse sa place en fin de rencontre à Yannick SAGBO
Alejandro ALONSO: 4
Catastrophique en début de match, il est même averti sur l'une de ses nombreuses fautes (22e). Plus propre après la pause, il n'a jamais pesé sur les débats.
Thomas MANGANI: 4
Très discret, il n'a pratiquement jamais pesé dans les débats. Il a semblé passer son temps à courir après le ballon, et n'a jamais existé à l'impact. Remplacé à la 55e par Lukman HARUNA, pas beaucoup plus présent.
Chu Young PARK: 6,5
Dans un rôle ingrat, il n'a jamais renoncé. Pris par un Sakho des grands soirs, il a sorti quelques ballons propres, sans pour autant avoir sa chance face au but. Avec Maazou en soutien, il donne plus pleinement sa mesure.
NENE: 6,5
Il a promené sa classe aux quatre coins du terrain, filant même parfois un coup de main à un Traoré en souffrance. Il a néanmoins souvent manqué de soutien, sauf sur cette lumineuse talonnade pour Pino (55e).

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