![]() Les Parisiens se sont débarrassés des amateurs de Quevilly en demi-finale de la Coupe de France (0-1). (Reuters) |
Le PSG prend date14/04/2010 à 22h39 - Coupe de France |
Les amateurs de l'US Quevilly sortent la tête haute de la Coupe de France. Après avoir éliminé Rennes et Boulogne-sur-Mer, respectivement en huitièmes et en quarts de finale, les Normands ont finalement subi la loi du PSG (0-1) grâce à une seule et unique réalisation de Mevlut Erding (51e). Les Parisiens, 10e en championnat, essaieront donc de sauver leur saison, le 1er mai prochain, contre une formation de l'AS Monaco qui les a battus à deux reprises lors de l'actuel exercice. Le Stade de France attend désormais les deux équipes et leurs supporters. Le film du match
Dix ans après Calais, qui s'était invité en finale de Coupe de France en disposant des Girondins de Bordeaux (3-1), l'US Quevilly ne succèdera pas au club amateur du Nord-Pas-de-Calais au Stade de France. Et comme en 1968, les Normands s'arrêtent donc au stade des demi-finales de la doyenne des compétitions françaises. La faute à un PSG qui, comme l'avait clamé Antoine Kombouaré en conférence de presse, "ne voulait pas tomber dans le piège". Bousculés lors d'un premier acte bien plus spectaculaire que le second, les Parisiens ont finalement attendu la délivrance de leur international turc Mevlut Erding pour composter leur billet. Et le PSG, comme en 2006, pourrait bien sauver sa saison en soulevant un trophée qu'il a déjà ramené au Parc des Princes à sept reprises. Avant cela, les Franciliens devront tout de même se débarrasser de Monégasques qui n'ont pas connu la défaite contre le club de la capitale cette saison (2-0, 0-1). Une finale qui ressemblera d'ailleurs à s'y méprendre à celle de 1985 quand les pensionnaires de Louis-II avaient disposé du PSG sur une seule et unique réalisation de Genghini (1-0).
Des occasions, pas de réussite pour Clément
Mais avant de penser à pareil scenario, Paris avait un match à jouer. Passées cinq premières minutes pendant lesquelles Quevilly exerçait un gros pressing et campait même dans la partie de terrain parisienne, le club de la capitale réagissait et s'offrait les premières opportunités du match. Dans l'axe, Erding talonnait un ballon pour Sessegnon qui tentait et réussissait une frappe en rupture de l'entrée de la surface (6e). Claqué en corner par le portier Rhoufir, le ballon revenait immédiatement sur Clément qui frappait du droit, sans trouver le cadre (7e). Malgré quelques atermoiements, l'USQ repartait de l'avant dans une enceinte qu'ils n'avaient pas l'habitude de fréquenter, le Stade Robert-Diochon ayant abrité la plupart des exploits réalisés par les protégés de Régis Brouard. Sur un débordement de Vaugeois, formé au PSG, côté gauche, Colinet était d'ailleurs tout proche d'ouvrir la marque devant une défense parisienne qui ne savait plus où donner de la tête (12e). Dans un vent de panique, Sakho et Armand s'y reprenaient à deux fois pour écarter un ballon chaud des pieds du capitaine Beaugrard (18e).
Une équipe parisienne secouée dans tous les sens par une formation quevillaise enthousiaste et qui utilisait toujours le ballon à bon escient. En face, Clément vendangeait l'une des rares actions parisiennes en expédiant un coup franc lointain directement dans les gants de Rhoufir (22e). Déjà présent sur les deux actions précédentes, le milieu défensif parisien dévissait de nouveau une frappe du droit sur un corner (23e). Jamais deux sans trois... Dangereux uniquement sur coups de pied arrêtés, Paris ratait encore le coche sur une tête d'Hoarau non cadrée suite à un corner droit de Sessegnon (25e). Dans le camp adverse, les Normands n'avaient pas franchement l'intention de baisser pavillon et inquiétaient encore Edel sur une remise de la tête de Beaugrard et une reprise ratée de Weiss, pourtant placé à un petit mètre d'un but déserté par le gardien camerounais (29e). A la demi-heure de jeu, Hoarau relançait sa formation après un débordement sur la gauche et un centre en retrait à destination d'Erding. D'une reprise du gauche, l'international turc ratait néanmoins le cadre (31e), tout comme Clément, toujours lui, une minute plus tôt.
Erding, le but salvateur
Les Jaune et Noir n'avaient en tout cas rien à envier au club de Ligue 1, rendant coup pour coup à son adversaire dans le jeu. Et comme Giuly expédiait encore une volée dans les nuages sur une remise de Camara dans la surface (34e), l'USQ pouvait toujours croire à l'exploit. Paris jouait avec le feu, comme juste après cette tête piquée ratée par Erding (42e) et une frappe du gauche de Vaugeois, déviée du bout de la dernière phalange par Edel (43e).
Plus conquérant dans l'entame de la seconde période, le PSG retrouvait également un brin d'efficacité pour s'offrir une toute petite marge de sécurité. Sur un centre de Sylvain Armand, Ludovic Giuly déviait ainsi un ballon pour Mevlut Erding qui reprenait victorieusement d'une tête puissante (51e). Avec un bloc positionné trop bas, l'USQ avait également perdu de son influence dans le jeu en même temps qu'un pressing qui était constant en première période. Rarement dangereux devant un adversaire évoluant surtout en contres, Anthony Laup était alors le seul joueur à faire passer des frissons dans le dos de la défense parisienne. D'abord sur un coup franc lointain qu'Edel ne daignait détourner en corner (73e) puis, à deux reprises, sur une frappe enroulée (87e) et un coup lointain qui fracassait notamment la base du montant gauche d'Edel (89e). Qualifié, le PSG jouera un avenir européen à quelques encablures de son enceinte du Parc des Princes. Mais Monaco n'aura certainement pas les mêmes problèmes de finition que Quevilly...

Auxerre
Bordeaux
Boulogne
Grenoble
Le Mans
Lens
Lille
Lorient
Lyon
Marseille
Monaco
Montpellier
Nancy
Nice
PSG
Rennes
St-Etienne
Sochaux
Toulouse
Valencie.
