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A 37 ans, Makelele a mérité sa première Coupe de France après un match plein. (Reuters)
A 37 ans, Makelele a mérité sa première Coupe de France après un match plein. (Reuters)

Le grand huit du PSG!

01/05/2010 à 23h17 - Coupe de France

Les Parisiens sont des experts! Samedi, le PSG a décroché la Coupe de France en s'offrant le scalp de l'AS Monaco (1-0) au Stade de France. Une réalisation de Guillaume Hoarau dans la prolongation (105e) permet au club de la capitale d'inscrire son nom au palmarès de la plus vieille compétition hexagonale pour la huitième fois après 1982, 1983, 1993, 1995, 1998, 2004 et 2006. Embarqués dans une saison délicate, les joueurs d'Antoine Kombouaré s'offrent avec mérite une bouffée d'oxygène... Le film du match

Sur le fil du rasoir! Sous les chants de ses supporters venus en masse malgré la dissolution de certaines associations habituées du Parc des Princes, le Paris Saint-Germain a conquis la huitième Coupe de France de son histoire et s'ouvre du même coup les portes de la Ligue Europa pour la saison prochaine. Un trophée obtenu de haute lutte contre une équipe monégasque venue plus pour faire déjouer son adversaire que pour imposer son jeu, celle-ci se réveillant dans la dernière période de la prolongation pour essayer de remonter un déficit d'un but.

Paris joue le jeu

Le PSG prenait donc la direction des opérations face à une équipe monégasque évoluant consciemment plus bas et s'appuyant sur Nenê pour remonter le ballon dans le camp adverse. Un club de la capitale qui n'en attendait d'ailleurs pas plus pour se montrer dangereux sur un premier centre de Sessegnon depuis la gauche du terrain. Mongongu détournait le ballon directement dans les pieds de Giuly qui ne pouvait trouver le cadre d'une reprise de volée du droit (4e). Les Monégasques, sérieux dans le replacement, prenaient quant à eux leur chance de loin par Alonso (5e). Auparavant, Juan Pablo Pino, titularisé sur la droite par Guy Lacombe, n'était pas parvenu à griller Sylvain Armand et Jérémy Clément sur une course de plus de 40 mètres (2e).

Dominateur, le club de la capitale attendait ensuite une frappe d'Armand, du gauche, pour mettre de nouveau Monaco sous pression sur corner. Un coup de pied arrêté sur lequel Sakho tombait sur Pino alors que Ruffier était, pour une fois, battu (14e). En trublion sur l'aile droite, Giuly n'était pas mieux récompensé sur une frappe croisée impossible qui prenait pourtant la direction de la lucarne opposée avant que Ruffier, et ses doigts magiques, n'interviennent (15e). Chaque vague parisienne était en tout cas portée par les chants de supporters. Et quand Hoarau alertait Erding sur une déviation en pivot pour le premier but du match, M. Jaffredo signalait un hors-jeu de l'attaquant turc sous les sifflets frondeurs du SDF (25e). Nenê, l'artiste brésilien de Monaco, portait quant à lui le danger dans le camp parisien, d'abord sur une remontée de balle dans l'axe, puis, dans un second temps, sur un coup franc excentré à gauche passant juste au-dessus de la lucarne droite d'Edel (26e). Franchement enlevé, le match prenait même une tournure un peu plus folle quand, sur un déboulé de Jallet, Erding butait encore sur Ruffier (28e), parti pour réaliser alors un festival dans le but des Rouge et Blanc, comme au Parc des Princes lors de la 21e journée de Ligue 1. A l'époque, Edel avait craqué dans les grandes largeurs pour offrir un succès aux joueurs de la Principauté (0-1). Cette fois-ci, le dernier rempart camerounais allait se montrer à la hauteur de son vis-à-vis.

Pino, deux ratés capitaux

Passé cinq minutes parisiennes, l'ASM s'offrait enfin une bouffée d'oxygène par l'intermédiaire de Park qui enrhumait Camara sur la gauche avant de servir en retrait Nenê (35e). Sans un retour in extremis d'Armand dans la surface, Edel n'aurait peut-être pas vu cette frappe s'éloigner du cadre pour plusieurs mètres. Mais ce n'était encore rien à côté du déboulé de Pino. Plein de maîtrise technique, le Colombien, parti sur la gauche, se débarrassait notamment de Camara et Jallet pour buter sur un Edel tranchant pour sa première intervention décisive du match (43e).

Après le repos, Paris s'offrait enfin une occasion sur l'aile gauche, la formation d'Antoine Kombouaré ayant souvent appuyé sur le flanc droit en première période, là même où Djimi Traoré n'avait donné que peu de garanties. Sessegnon alertait Hoarau mais la frappe en force du Réunionnais fuyait le cadre de Ruffier (50e). Lancé dans la profondeur par le Béninois, Erding était quant à lui trop court pour prendre sa chance devant un Mongongu qui taclait par derrière l'international turc sans être sanctionné (52e). Recroquevillé dans son camp, l'ASM n'attendait qu'une remontée de balle entre Nenê et Pino pour trouver l'ouverture. Le Colombien s'inclinait toutefois face à un Edel qui détournait le ballon directement en corner (56e). Et quand Nenê se présentait sur une balle arrêtée, le gardien de but parisien réalisait encore un miracle, en deux temps, sur sa ligne de but (60e). Rarement efficient dans le jeu, l'ASM n'en était pas moins réellement dangereuse sur les contres. Avec Park et Pino sur les ailes, Monaco avait les arguments pour provoquer l'erreur parisienne, comme celle d'Armand sur le Coréen sans que ce dernier ne trouve toutefois autre chose sur son centre que les gants d'Edel (65e).

Hoarau sauve son match et le PSG

Légèrement plus conquérants, les Asémistes attendaient une frappe d'Haruna, bien trop enlevée, pour apporter le danger sur le but d'Edel (77e). Deux minutes plus tôt, Giuly n'avait pas non plus trouvé la cible sur son dernier ballon avant d'être remplacé par Luyindula. Erding, lui, récupérait un ballon contré de Clément mais trouvait la barre transversale de Ruffier sur son ballon piqué (82e). Malheureux dans ses choix tout au long du match, Hoarau ratait également le cadre pour quelques millimètres. Le Stade de France grondait jusqu'au coup de sifflet de M. Jaffredo, qui ajoutait par conséquent 30 minutes de prolongation.

Servi par Luyindula, auteur d'une bonne rentrée à gauche, Hoarau ne pouvait contrôler un ballon du bout du pied droit devant un Ruffier décidément incontournable (92e). Park n'avait quant à lui pas besoin d'Edel pour expédier un tir largement au-dessus du but parisien (93e). Mais le Sud-Coréen était néanmoins plus tranchant qu'un Hoarau incapable de se retourner devant Ruffier (98e). Et comme par hasard, le Réunionnais endossait le costume de héros, après une rencontre bien difficile sur le plan individuel. Alors que Jallet trouvait d'abord les gants du portier monégasque sur une demi-volée du droit (101e), le latéral droit attendait finalement l'occasion suivante pour provoquer la chance de son attaquant. Son puissant tir du droit repoussé par Ruffier était repris par la tête victorieuse du Réunionnais (105e). Giuly chauffant le public parisien depuis le banc de touche, le PSG n'avait plus qu'une mi-temps de 15 minutes à tenir contre une équipe azuréenne rarement, voire jamais, étincelante dans le jeu. Nenê et Park ne suffisaient pas pour remettre leur équipe dans une partie démarrée bien trop tard. Vainqueur de la Coupe de France, le PSG a sauvé sa saison. Tout le contraire d'une équipe monégasque qui a fait fausse route et se retrouve privée d'un vol direct pour l'Europe.

Grégory HANGARD au Stade de France
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