![]() Au Monumental de Buenos Aires, l'Uruguay a décroché sa 15e Copa America contre le Paraguay (3-0). (Reuters) |
Monumental Uruguay24/07/2011 à 23h02 - Copa America 2011 |
L'Uruguay au panthéon! Ce dimanche, la 43e édition de la Copa America s'est terminée par un succès sans contestation possible de l'Uruguay sur le Paraguay (3-0) en finale. Les hommes d'Oscar Tabarez, 4e du dernier Mondial en Afrique du Sud, ont glané une 15e Copa grâce à une réalisation de Luis Suarez (12e) et un doublé de Diego Forlan (42e, 90e+1), qui rejoint du même coup Hector Scarone au classement des meilleurs buteurs de la Celeste. Au Monumental de Buenos Aires en Argentine, l'Uruguay est même devenue la sélection la plus titrée au monde et, par conséquent, sur le continent sud-américain. Le film du match
L'Argentine, pays organisateur de cette 43e édition de la Copa America, et le Brésil n'ont qu'à bien se tenir. Ce dimanche, l'Uruguay a en effet mis tout le monde d'accord sur le continent sud-américain en glanant une 15e coupe contre le Paraguay au Monumental de Buenos Aires. Totalement acquise à la formation entraînée par Oscar Washington Tabarez, l'enceinte, qui abrite généralement les matches de l'Argentine ou de River Plate, a vibré à l'unisson à chaque coup de boutoir de la Celeste face aux Guaranies.
Dans une finale totalement déséquilibrée, malgré un petit réveil des Paraguayens en début de seconde période, le 4e de la dernière Coupe du monde en Afrique du Sud a conservé son rang de meilleure formation sud-américaine. Et si d'aucuns penseront que le Brésil ou l'Argentine disposent de bien meilleures individualités, l'Uruguay, par sa solidité et son système de jeu parfaitement huilé, aura été la seule équipe à assumer son statut pour devenir la sélection nationale la plus titrée au monde et, de ce fait, en Amérique du Sud.
Suarez se régale
Sur le sol de son meilleur ennemi, l'Uruguay a terrassé des Paraguayens qui n'auront jamais eu les armes pour contester sa supériorité. Ultra-défensive, 3e dans le groupe B du Brésil, l'Albirroja n'avait pas suffisamment d'arguments pour mettre la pression sur une arrière-garde expérimentée malgré l'absence de Godin au coup d'envoi. Avec Lugano et Coates dans l'axe, la Celeste n'a pratiquement jamais été inquiétée et avait déjà pris un bel ascendant après 12 minutes de jeu. Douze minutes, soit le temps pour ceux qui se réclament également de la tribu des Guaranies de se procurer une première occasion et de finalement prendre un avantage au tableau d'affichage. Après deux minutes de jeu, le Paraguay n'était déjà pas bien et Ortigoza était obligé de mettre une main sur sa ligne de but pour empêcher un ballon repris de la tête par Coates de la franchir intégralement.
Mais l'Uruguay était donc dans son élément devant une équipe qui n'avait, jusque-là, pas remporté le moindre match, sinon au terme des tirs au but. La Celeste pouvait donc imprimer le tempo, passer par les ailes pour solliciter ses deux avant-centres, Forlan et Suarez, puisque Cavani débutait la rencontre sur le banc. L'attaquant de Liverpool était ainsi le premier à se mettre réellement en action. Sur un centre raté de Maxi Pereira, l'ancien de l'Ajax enchaînait contrôle du droit et frappe du gauche pour prendre à défaut un Villar normalement infranchissable dans son but (12e, 1-0). Si Forlan ratait ensuite un face-à-face contre ce même dernier rempart (33e), le buteur de l'Atlético de Madrid, converti en attaquant de soutien ou en meneur de jeu avec sa sélection, n'allait pas tarder à connaître son heure de gloire...
Forlan entre un peu plus dans l'histoire
Incapable de marquer le moindre but en sélection depuis un an, le meilleur joueur de la dernière Coupe du monde s'offrait finalement un doublé rédempteur. Jusqu'à enflammer un Monumental qui scandait alors "Diego" comme pour faire un pied de nez au pays hôte qui s'était fait sortir au stade des quarts de finale. Ortigoza, non sanctionné pour sa main dans la surface, laissait ainsi son adversaire fusiller Villar d'une frappe terrible du gauche. Sa perte de balle plein axe avait permis à Arevalo Rios de décaler son attaquant dans une position préférentielle (2-0, 42e).
La seconde période, bien que légèrement plus équilibrée avec notamment les entrées en jeu d'Estigarribia et Barrios, en lieu et place de Vera (65e) et Zeballos (76e), ne sauvait pas des Guaranies obligés de s'avouer vaincus sur une nouvelle passe de Suarez pour Forlan (3-0, 90e+1). La volée de Nelson Valdez sur la transversale de Fernando Muslera n'avait de toute façon pas sauvé les apparences (54e). Sacré pour la 15e fois, l'Uruguay n'est pas devenu l'égal du Brésil et de l'Argentine. Il leur est aujourd'hui supérieur... Sur le plan du palmarès tout du moins.

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