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Auteur d'une grande prestation en finale, Iker Casillas a ensuite pu soulever la première Coupe du monde de l'histoire de l'Espagne. (Reuters)
Auteur d'une grande prestation en finale, Iker Casillas a ensuite pu soulever la première Coupe du monde de l'histoire de l'Espagne. (Reuters)

Les gardiens ont assuré le spectacle

12/07/2010 à 10h03 - CM 2010

Ils n'auront finalement pas eu l'occasion de continuer leurs prouesses lors de la fatidique séance de tirs au but. Iker Casillas et Maarten Stekelenburg, les deux gardiens de but, ont réalisé une finale de Coupe du monde époustouflante, repoussant jusqu'à la fin de la prolongation le verdict d'une rencontre indécise jusqu'au bout. Mais c'est finalement le portier et capitaine de la Roja qui a été soulever le trophée devant les spectateurs du Soccer City Stadium de Johannesburg, sous les yeux embués de son homologue.

Il restera à jamais comme le premier Espagnol à avoir soulevé une Coupe du monde. Un fait historique, qui sera relégué au rang d'anecdote dans quelques années. Mais Iker Casillas s'en souviendra toute sa vie. Sur la pelouse du Soccer City Stadium, le capitaine de la Roja et ses coéquipiers sont allés chercher la première Coupe du monde de l'histoire du football espagnol grâce à leur victoire face aux Pays-Bas (1-0 ap), au terme d'une rencontre qui aura connu son dénouement à la fin de la prolongation, grâce à un but d'Andrés Iniesta. Avant cela, les attaquants ibériques s'étaient heurtés à Maarten Stekelenburg, le dernier rempart des Oranje, qui aura repoussé l'échéance autant qu'il a pu.

Stekelenburg a finalement craqué

Le gardien de but de l'Ajax Amsterdam aura d'ailleurs pu être le grand bonhomme de cette finale si Iniesta ne l'avait pas fusillé, presque à bout portant. Une frappe que Stekelenburg a d'ailleurs touchée, du bout des doigts, sans pouvoir la repousser. Mais impossible pour lui de nourrir des regrets, tant il aura sauvé son équipe auparavant, dans une finale durant laquelle les Espagnols le mirent souvent à contribution. Dès la 5e minute, il repoussait ainsi une tête de Sergio Ramos, donnant le ton d'entrée: il faudrait lui passer sur le corps pour espérer marquer un but. Bien aidé par sa défense sur chaque offensive de la Roja, le gardien de 27 ans cru donner un avantage psychologique décisif aux siens, lorsqu'il repoussa une tentative de Cesc Fabregas au début de la prolongation (105e). Mais c'était avant qu'Iniesta n'enfile son costume de sauveur...

Auteur d'un très bonne Coupe du monde 2010, Maarten Stekelenburg, souverain dans les airs, mais également capable d'arrêts réflexes sur sa ligne, a fait taire ses détracteurs, qui pensaient qu'il n'aurait pas la carrure pour prendre la relève du grand Edwin van der Sar. De l'autre côté du terrain, Iker Casillas a pu admirer en connaisseur la prestation de son homologue. Mais le capitaine espagnol n'est pas en reste et n'a rien à envier à Stekelenburg.

Casillas, des larmes et un baiser

Auteur de deux sorties décisives et ô combien importantes devant Arjen Robben (62e et 83e), "San Iker" a prouvé qu'il faisait bien parti des meilleurs gardiens du monde à l'occasion de sa 111e sélection sous le maillot espagnol. Déjà souverain en quarts de finale face au Paraguay (1-0), lorsqu'il repoussa le penalty d'Oscar Cardozo, le joueur du Real Madrid était aux anges à l'issue de la finale. "C'est une joie immense. Le film ne pouvait pas mieux se terminer. On a fait tous les efforts pour devenir champions du monde. C'était une finale et ce n'est jamais facile mais on a eu des opportunités franches et on a marqué. Je crois que nous méritons ce titre", a expliqué Casillas, ému aux larmes.

Prostré à genoux dans sa surface, les mains sur la bouche, comme s'il n'arrivait pas à croire ce qui lui arrivait après le but d'Iniesta, il a ensuite vu défiler les minutes, qui lui semblaient interminables. Dès le coup de sifflet final, il a pu exulter, avant d'aller recevoir des mains de Sepp Blatter le trophée tant convoité. Un trophée que la Roja n'aurait sûrement pas pu conquérir sans un très grand gardien. Casillas a également continué à faire le show devant les caméras à l'issue de la rencontre, en gratifiant toute l'Espagne d'un magnifique baiser en direct avec Sara Carbonero, sa compagne journaliste. Cette dernière avait été jugée néfaste pour la concentration du portier espagnol, la présence de la belle derrière son but pouvant le perturber selon certains. Mais Casillas et Stekelenburg ne pouvaient pas se permettre de passer à côté du match de leur vie au Soccer City Stadium de Johannesburg. Malheureusement, il ne peut y avoir qu'un seul vainqueur. Et c'est bien d'Iker Casillas que l'Histoire se souviendra. Une juste récompense pour ce dernier, qui, à 29 ans, connaît l'apothéose d'une carrière déjà bien remplie.

Frédéric SERGEUR
Infos CM 2010 3 2 1