![]() Cesc Fabregas s'est procuré une occasion en or avant de distiller une passe décisive. (Reuters) |
Fabregas, ce héros12/07/2010 à 00h01 - CM 2010 |
Comme une évidence, l'Espagne a remporté dimanche soir la première Coupe du monde de son histoire, en dominant les Pays-Bas (0-1 ap) en finale. Si Andrés Iniesta est celui qui a délivré tout un peuple à la 116e minute, Cesc Fabregas a été l'auteur d'une demi-heure (il est entré en jeu juste avant la prolongation) exceptionnelle, délivrant la passe décisive et quelques offrandes de premier ordre.
L'histoire retiendra le nom d'Andrés Iniesta. Celui qui s'est arraché à la 116e minute de la 19e finale de la Coupe du monde, pour permettre à l'Espagne de broder sa première étoile sur son maillot et mettre le monde à ses pieds. Sélective, elle oubliera Cesc Fabregas. Lui, le passeur. Celui qu'on félicite pendant quelques jours... seulement.
Une entrée déterminante
Pourtant, son entrée en jeu, à la 87e minute, a été l'un des nombreux tournants du match. Peut-être plus encore que les deux sauvetages d'Iker Casillas face à Arjen Robben et celui de Maarten Stekelenburg devant... Cesc Fabregas. Ou encore l'énorme erreur d'arbitrage de M. Howard Webb, qui a préféré accorder une relance aux 5,50 mètres plutôt qu'un corner évident, sur laquelle Andrés Iniesta est allé crucifier les Pays-Bas.
Entré à la place de Xabi Alonso, le milieu de terrain d'Arsenal a donné un coup de fouet au jeu espagnol. Dans une prolongation tendue, où plus le chronomètre tournait, plus les Bataves se recroquevillaient dans leur camp, l'apport de Cesc Fabregas a été déterminant. David Villa transparent, tout comme Fernando Torres, le Gunner s'est procuré les plus belles occasions de la demi-heure. Toujours bien placé, il a d'ailleurs profité d'un bon service d'Andrés Iniesta pour se présenter face à Maarten Stekelenburg. Sans succès, le dernier rempart néerlandais repoussant d'un pied heureux sa tentative (95e).
Valeur marchande en hausse?
Dans une position le plus souvent axiale, Cesc Fabregas a évolué bien plus haut que Xabi Alonso. Quasiment en soutien des attaquants, le protégé d'Arsène Wenger a montré l'étendue de son talent offensif qu'il affiche à Arsenal, mais un peu moins souvent en sélection. Surtout lors de cette Coupe du monde, mais quoi de plus normal, sachant qu'il n'y aura jamais débuté un match?
Le milieu de terrain de la Roja a disputé quatre rencontres. Il est entré en jeu les quatre fois - face au Honduras, au Chili, au Paraguay et donc aux Pays-Bas. Sur la dernière marche, contre les Européens, il a su répondre présent contrairement à de nombreux autres acteurs de la rencontre. En balance entre Arsenal et le FC Barcelone lors d'un mercato estival qui va s'agiter dès les jours à venir, Cesc Fabregas va pouvoir profiter de cette belle performance. Si une finale de Coupe du monde peut officieusement décider d'accorder à tel ou tel joueur du match le Ballon d'Or, elle peut surtout faire croître de quelques millions la valeur marchande d'un joueur. A 23 ans, le Gunner a peut-être déjà connu l'apogée d'une carrière encore courte, mais déjà récompensée d'un titre de champion d'Europe et d'une Coupe du monde. Et l'avenir est encore devant lui.

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