Brest tient tête à l'OM02/10/2011 à 19h54 - Brest |
L'Olympique de Marseille est encore loin d'être guéri. Si la victoire acquise aux dépens du Borussia Dortmund en milieu de semaine (3-0) avait redonné du baume au coeur aux Olympiens, le partage des points concédé à domicile face à Brest (1-1), dimanche, dans le cadre de la 9e journée de Ligue 1, a renvoyé les Phocéens à leurs doutes actuels. Après l'ouverture du score de Poyet (5e), Ayew avait rapidement remis les siens sur les bons rails (19e). Mais les protégés de Didier Deschamps n'ont su trouver les ressources nécessaires pour l'emporter et voient leur compteur victoires toujours bloqué à une petite unité en championnat. Le film du match
Le carton infligé à Dortmund n'était bien que l'arbre qui cache la forêt. Larges vainqueurs du Borussia en milieu de semaine (3-0), un score bien flatteur au regard de la physionomie de la partie et surtout de la qualité de jeu proposé, les Marseillais sont retombés dans leurs travers en abandonnant deux nouveaux points en route dans leur antre du Vélodrome face à Brest dimanche (1-1). Pire, les erreurs défensives, les approximations techniques et le manque de percussion offensive, des manquements qui deviennent récurrents, font de plus en plus de cet OM version 2011-2012 un malade chronique.
Mandanda à la faute, Ayew sauve les meubles
A l'OM, quand Mandanda va, tout va. Et l'inverse est aussi vrai. Impérial à Valenciennes (1-1), flamboyant face au Borussia Dortmund (3-0), le gardien international se mettait à la faute sur son premier ballon de la partie. Sur un contre mené rapidement, les Brestois optaient pour la solution aérienne dans la profondeur. Diawara, toujours à la recherche de ses sensations, se manquait dans son intervention et le cuir revenait sur Poyet. Le milieu breton, après avoir éliminé deux adversaires avec une facilité déconcertante, prenait sa chance à vingt mètres. Sa frappe, écrasée et apparemment sans danger, filait sous le ventre d'un capitaine olympien ne pouvant que constater les dégâts (0-1, 5e).
Les Marseillais, incroyablement fébriles sur le plan défensif et en grosse difficulté à la relance, mettaient du temps à entrer dans leur rencontre face à un adversaire sans complexe. Lucho, une nouvelle fois décevant, n'arrivait pas à peser sur le jeu alors que Diarra, toujours bien en-dessous de son potentiel, ne parvenait pas à prendre ses responsabilités au milieu et multipliait les interventions en retard.
Heureusement pour les Phocéens, A. Ayew apparaissait rapidement dans une forme intéressante. Dans tous les bons coups, l'international ghanéen brillait par sa justesse dans ses choix et enchaînait les bons mouvements. Presque logiquement, c'est lui qui était à la conclusion d'un superbe mouvement initié par Remy et Valbuena sur la droite. L'avant-centre olympien, décalé parfaitement par le créateur phocéen, débordait et centrait au cordeau pour le fils d'Abedi Pelé qui, d'un tacle rageur, relançait sa formation dans la partie (1-1, 20e).
Un mutisme inquiétant
Face à un bloc brestois bien en place, solidaire et hermétique, les Olympiens se révélaient toutefois totalement impuissants à amener le danger sur la cage défendue par Elana. Malgré une possession assez largement en leur faveur, les protégés de Didier Deschamps pratiquaient une domination stérile, proposant des attaques stéréotypées et manquant résolument de tranchant et surtout d'inspiration aux abords des trente derniers mètres. Lucho était remplacé par Cheyrou sous les sifflets du Vélodrome à l'heure de jeu pendant qu'Amalfitano passait à côté de son sujet.
Il fallait attendre plus de vingt minutes dans le second acte pour voir la première opportunité olympienne, Amalfitano expédiant sa demi-volée en position excentrée assez largement au-dessus de la transversale. S'exposant aux contres adverses, les locaux se faisaient même peur, comme sur cette frappe de Roux en première intention bien captée cette fois par Mandanda (75e). Incapables de passer la seconde en fin de partie (4 occasions à 6 au total) pour forcer la décision contre un adversaire n'ayant toujours pas remporté le moindre match cette saison (7 nuls, 2 défaites après ce match), les Olympiens quittaient finalement la pelouse sous la bronca d'un public dont la patience a déjà été largement éprouvée depuis la reprise des hostilités. La semaine à venir risque d'être bien longue du côté de la Canebière...

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