![]() Alex Dupont comme son président ne décolère pas contre l'arbitrage. (Reuters) |
Brest, la chaussure de la discorde08/12/2011 à 08h32 - Brest |
Quinzième de Ligue 1, le Stade Brestois ne décolère pas après son match nul du week-end dernier contre Saint-Etienne (2-2), dans le cadre de la 16e journée de Ligue 1. Un partage des points alors que lors de l'égalisation des Verts, les Brestois évolue à 10 contre 11, Jonathan Zebina n'ayant pas reçu la permission de rentrer sur le terrain après avoir changé ses chaussures.
La parenthèse n'est pas refermée, loin de là. Se sentant floué par l'arbitrage lors du match nul entre Brest et Saint-Etienne (2-2) samedi dans le cadre de la 16e journée de Ligue 1, le président breton, Laurent Guyot, ne digère toujours pas le scénario de la rencontre. Petit rappel des faits: alors qu'il reste quatre minutes à jouer, Jonathan Zebina décide de quitter le terrain pour changer une chaussure. À ce moment-là, Brest mène 2-1 et se dirige vers sa troisième victoire de la saison. Mais l'arbitre de la rencontre, M. Bastien, traîne à faire rentrer le défenseur, qui patiente trois longues minutes sur la touche. Pendant ce temps, Saint-Etienne égalise dans la confusion et provoque la colère des joueurs et dirigeants brestois. Le lendemain dans L'Equipe, le quatrième arbitre de la rencontre donne une explication: une simple panne d'oreillettes causée par... une infiltration d'eau dû à la pluie battante serait à l'origine du non-retour de Zebina sur la pelouse.
Déjà des problèmes contre Bordeaux
Une excuse pas au goût du président du club finistérien qui a décidé d'envoyer une lettre au patron des arbitres, Bertrand Layec. En voici les morceaux choisis par Ouest-France:. "Pourquoi on envoie des arbitres inexpérimentés à Brest ? Pourquoi pas des arbitres chevronnés ? Si on ne veut pas de nous dans cette compétition..." ou bien encore: "A Paris ou Marseille, on n'aurait pas laissé un joueur attendre trois minutes avant de rentrer. On n'arbitre pas de la même façon les grands clubs et les clubs comme le nôtre. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est Bernard Tapie." Le ton est donné mais ne s'arrête pas là. Au-delà du match contre Saint-Etienne, le dirigeant se souvient du match contre Bordeaux (1-1) avec "l'oubli d'un penalty (et d'un carton rouge) puis un but accordé sur un hors-jeu flagrant".
Une version qui ne convainc pas non plus Bruno Derrien, le consultant arbitre de Sports.fr: "Dans ce cas-là, pourquoi ne ramène-t-il pas les oreillettes au délégué pour que tout le monde comprenne ? Quand j'arbitrais, avant 2002, il n'y avait rien de tout ça, seulement le contact visuel. J'ai l'impression que la technique a pris le pas, on se réfugie derrière les oreillettes et on n'a plus le réflexe de regarder ses assistants. S'il y avait un joueur en dehors, on savait qu'on devait surveiller", explique l'ancien arbitre international. Il lance également une pique aux assesseurs de M.Bastien: "Si les oreillettes ne marchent pas, il y a les bips qui activent les vibreurs sur le bras de l'arbitre. L'assistant aurait pu le voir et prévenir, il était à côté. Lui aussi doit être réactif, surtout dans les dernières minutes".
Pour Guyot, Layec n'est pas le bienvenu à Brest
Conséquence de ce fait de jeu, Michel Guyot souhaite annuler la réunion avec Bertrand Layec dans le cadre de rencontre organisée par la DNA, le 14 décembre, considérant qu'il n'avait pas de leçon à recevoir de la part d'un corps arbitral loin d'être irréoprochable. Nul doute qu'ils ne partiront pas en vacances ensemble.

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