![]() Jacques Wattez, le président de l'USBCO, veut encore croire au maintien de ses troupes en L1. (Maxppp) |
Boulogne ne veut pas lâcher09/02/2010 à 08h08 - Boulogne-sur-mer |
Dur apprentissage de la Ligue 1 pour Boulogne-sur-Mer pour la première saison de son histoire parmi l'élite. Après des débuts relativement bons, les Nordistes se trainent en queue de classement à une pénible 19e place. Placé à sept points devant le premier non-relégable, l'OGC Nice, le club boulonnais croit encore en ses chances de maintien. A l'image de son président, Jacques Wattez, l'USCBO cherche à se remobiliser pour sauver ce qui reste de sa saison et éventuellement réussir un coup en Coupe de France.
Les promus connaissent trois destins différents cette saison. Alors que Montpellier se pose en concurrent principal de Bordeaux pour le titre et que Lens est bien calé dans le milieu de tableau, l'US Boulogne Cote d'Opale connait les pires difficultés à s'adapter parmi l'élite. Le récent match nul sur le terrain du leader bordelais (0-0) avait laissé espérer un léger mieux mais la défaite à domicile face à Montpellier (0-2), ce samedi, semble avoir découragé une partie du club. Pourtant, le président Wattez refuse de baisser les bras: "J'ai cette volonté intérieure qui me dit que nous nous maintiendrons".
La vie sans Thil
Depuis la blessure de son attaquant charismatique Grégory Thil, qui lui avait permis de gravir les échelons depuis la CFA, le bilan boulonnais est catastrophique. La capitaine s'était blessé à la cheville, à Valenciennes lors de la 5e journée (1-1). Depuis ils n'ont été en mesure de remporter qu'un seul match face à Lens lors de 16e journée (2-1). La défaite concédée à domicile face aux Montpelliérains est la septième subie au Stade de la Libération où les spectateurs ont vu leurs protégés encaisser 21 buts.
L'absence du capitaine se fait ressentir dans le jeu et la finition mais aussi dans la vie du groupe dont Thil était le leader. Son retour, sans cesse reporté, a donné lieu à une mise au point de Laurent Guyot, un brin agacé par la précipitation de son joueur à revenir au plus vite. "Je ne suis pas content quand je lis dans la presse qu'il va reprendre contre Montpellier. C'est du n'importe quoi. On leurre les gens". Pourtant, Guyot aurait bien besoin de lui, ses remplaçants, Moussilou ou Kapo, ne sont guère à la hauteur. Le jeu boulonnais, faute d'attaquant efficace, se veut défensif et ne permet, au mieux, d'obtenir que des résultats nuls. De plus, la liste des candidats potentiels à la descente commence à se réduire. Le retour en forme de Saint-Étienne a porté à sept points l'écart avec le premier non-relégable. Dur.
L'ascenseur ?
De l'avis de tous les observateurs, les Boulonnais sont condamnés à la descente. Sept points d'un point de vue comptable sont rattrapables en 15 matches mais la dynamique des joueurs du club de la Côte d'Opale indique plutôt que le chemin vers la Ligue 2 est tracé. Mais les dirigeants croient en leur équipe. "J'ai dit aux joueurs mon sentiment sur leurs prestations. Tous les jours, je côtoie les joueurs, je suis au contact du staff technique et je peux vous dire qu'ils pensent la même chose que moi. Ils ne lâcheront rien. Nous avons un groupe sain et sommes convaincus que nous allons y arriver". Pourtant, ces footballeurs qui "n'abdiqueront pas", ont subi les huées des supporters contre Montpellier. Une première depuis l'ascension vertigineuse des Rouges et Noirs à travers les divisions françaises. L'entraineur Laurent Guyot est contesté.
Pour Wattez, les supporters ne doivent pas oublier d'où le club vient. "Je ne comprends pas les sifflets contre Laurent Guyot. Je suis totalement solidaire de Laurent et du staff, je connais leurs qualités et leurs investissements. Il ne faut pas oublier d'où l'on vient". L'ancien joueur de Nantes apprécie le soutien présidentiel et assure qu'il ne démissionnera pas. "Je comprends la déception des supporters, mais il est hors de question que j'abandonne", assure le champion de France 1995. "Ce qui nous rend triste, nous et les supporters, c'est que l'on n'arrive pas à valider à domicile nos progrès réalisés à l'extérieur, poursuit-il. Les Boulonnais devraient s'unir. C'est ce que prône le président Wattez. "J'aime et respecte le public boulonnais qui encourage ses joueurs. Nous avons besoin de tout le monde pour se maintenir. Nous devons tous être derrière notre équipe. C'est la meilleure façon de rester dans l'élite du football français".
La Coupe comme exutoire ?
Toujours qualifié en Coupe de France, USBCO affrontera ce mardi le tenant du titre, l'En Avant Guingamp. Les Bretons sont également relégables en Ligue 2 mais dans une position qui peut être sauvée puisqu'ils n'ont qu'un point de retard sur le 17e. La coupe pourrait devenir le moyen de se relancer en championnat ou tout du moins de s'aérer l'esprit.
C'est ce que souhaite le staff du club promu. "J'ai été très clair dans le vestiaire, j'ai demandé une mobilisation générale pour ce match de coupe de France", a déclaré le technicien nordiste. Quant à son président, il fonde de grands espoirs sur cette épreuve. "Cette Coupe est un excellent remède pour emmagasiner de la confiance. Notre parcours dans cette compétition nous réussit plutôt bien avec ses deux qualifications successives. A nous de continuer sur cette lancée et de s'offrir une place en quarts de finale. Notre équipe a le potentiel pour aller plus loin dans l'aventure".
De Football.fr


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